Laurent etienne champion de france de slam 2009
Publié le mercredi 23 juin 2010
L'Union

A la médiathèque Le slam en fête

A l'instar d'une vingtaine de poètes, le public aussi avait la possibilité de monter sur scène. Le slam devrait retrouver sa place en 2011.

Considéré par beaucoup comme un mouvement d'expression populaire, le slam est un véritable art rassemblant un public large. Spectacle poétique et scénique, le slam a envahit l'espace de la médiathèque, ce samedi, à l'occasion d'une soirée rassemblant une vingtaine de poètes.
Cette première soirée du genre est venue ponctuée une série d'ateliers de slam et diction, animés, depuis le mois de février, par des slameurs professionnels venus de Reims. La bande de Slam Tribu a pu y rencontrer de jeunes poètes ardennais. Ensemble, novices ou plus expérimentés, ils ont ainsi pu progresser dans les techniques et l'art si particulier de l'expression oral.
« Ces ateliers ont trouvé leur point de départ à la suite d'une soirée dédiée en janvier dernier. Elle a suscité un certain intérêt parmi le public présent. Le bouche-à-oreille a fait le reste et les ateliers mensuels ont rassemblé, à la médiathèque ou au Sarc, une dizaine de personnes à chaque fois », explique Gérard Martin, directeur de la médiathèque Voyelles.
Selon le principe de la scène ouverte, où même le public pouvait s'exprimer, chaque artiste devait présenter sa composition en un temps maxi de trois minutes. Cette restitution de plusieurs semaines d'apprentissage, de perfectionnement et d'écriture fut suivie notamment par le champion de France de la spécialité.
De son nom de scène, Laurent Etienne.com et ses amis de Slam Tribu n'aurait pas voulu manquer cette première à la médiathèque qui marquait la fin des ateliers en 2010.
Selon le directeur, enthousiaste, tout laisse penser que, dès l'année prochaine, il sera à nouveau possible de s'exprimer.

 

 

Jeudi 3 juin 2010
L'Union

Slam et collège vont bien ensemble dans la Marne

Slam et collège vont bien ensemble dans la Marne 
"Faites un maximum de bruit pour accueillir le prochain slameur!" s'époumonne l'animateur, alors que Marie s'approche vaillamment pour déclamer sa poésie devant 300 collégiens de la Marne réunis jeudi par le conseil général à Vitry-le-François pour un tournoi de slam.

"Elle s'est incrustée, elle me coupe les jambes, elle me coupe le sifflet (...) elle pourrit mes nuits (...) mais quand elle disparaît je ne sais plus pourquoi je pleurais (...). Maintenant je la reconnais : la peur, et je sais que si elle n'est pas là, je n'avance pas", déclame devant un public attentif la collégienne de 12 ans, portant un tee-shirt sur lequel on lit : "Madame bavarde".

L'élève de cinquième défendait sur scène les couleurs du collège Université de Reims pour la finale du tournoi de slam organisé par le conseil général de la Marne et le collectif rémois "Slam tribu".

Depuis le mois de novembre, les slameurs du collectif ont animé des ateliers d'écriture et d'expression orale dans 12 établissements du département. A l'issue des ateliers, quatre jeunes poètes par collège ont été sélectionnés pour représenter leur établissement sur la scène du "Manège" à Vitry-le-François, soutenus par camarades et professeurs.

Tout au long de la journée, les 48 finalistes - de la sixième à la troisième - rivalisent au micro, jouant des mots et de leurs mains en déclamant, parfois en vers, des histoires de leur quotidien ou de leurs amours débutants.

"La règle du slam est simple, un texte de trois minutes maximum, a capella où le fond du texte compte autant que l'expressivité", explique Sébastien Gavignet, dit "Selecta Seb", le fondateur de "Slam tribu".

"Tu ne penses plus qu'à cette fille, pour gagner ton coeur elle fait tomber toutes tes quilles..." poursuit sur scène Khalil, 14 ans, élève à Dormans, mimant son coeur brisé.

Trois jurés notent la prestation des collégiens sur des ardoises qu'ils brandissent sous les acclamations des élèves.

"On donne une note de coeur, il faut que le texte nous touche et bien sûr l'interprétation est un plus", explique Leslie une jurée, membre du collectif.

Le spectacle est aussi dans la salle : tee-shirts décorés, déguisements, cornes de brume ou banderoles, chacun des douze collèges du département a cherché à se distinguer pour soutenir ses représentants.

"C'est l'aboutissement d'un travail de toute une année, je suis très fière d'eux", se réjouit Elodie Lamblot, professeur de français du collège Robert Schuman de Reims.

"Les ateliers et la préparation du tournoi ont créé une dynamique de groupe formidable dans la classe et chacun a progressé", ajoute-elle.

La finale sera visible début juillet sur le site internet d'Arte qui soutient "Slam tribu" dont un des membres, "Laurent Etienne.com" représentera la France à la prochaine coupe du monde de slam à Bobigny le 9 juin.

 


01.06.10
Le Monde

Le conseil général de la Marne organise un tournoi de slam pour collégiens

Quelque 300 collégiens de douze établissements de la Marne sont attendus jeudi à Vitry-le-François pour soutenir les finalistes d'un grand tournoi de slam organisé par le conseil général et le collectif rémois "Slam tribu", après une année d'ateliers. "Le tournoi est l'aboutissement final d'un long travail d'initiation à l'écriture et à l'expression orale en atelier avec l'aide des professeurs des collèges du département", a expliqué à l'AFP Sébastien Gavignet, dit Selecta Seb, fondateur du collectif "Slam tribu". "Tout au long des interventions, nous avons organisé des petits tournois afin de sélectionner quatre "poètes" qui représenteront chacun des douze collèges lors du grand tournoi, jeudi", a-t-il poursuivi. Ainsi devant leurs camarades, 48 collégiens de la 6e à la 3e venus de Reims, Châlons-en-Champagne, Epernay, Dormans ou encore Fismes vont se mesurer sur scène en déclamant un texte de leur composition. "Aucun thème n'est imposé, en général les élèves s'imspirent de sujets d'actualité, de leur quotidien ou de leurs histoires d'amour", a précisé Selecta Seb. Le jury, composé de représentants du public et de membres du collectif, notera les slameurs aussi bien sur le fond des textes que sur leur interprétation. "A ce jeu, les sixièmes, qui sont plus bien plus désinhibés que les troisièmes, ont toutes leurs chances", a souligné Selecta Seb. A l'issu du tournoi, un prix sera décerné au meilleur slameur ainsi qu'à la meilleure équipe d'un collège. La finale sera visible au début du mois de juillet sur le site internet d'Arte qui est partenaire de la manifestation.

 

Publié le 2 juin 2010
VOUSNOUSILS

Le conseil général de la Marne organise un tournoi de slam pour collégiens

Quelque 300 col­lé­giens de douze établis­se­ments de la Marne sont atten­dus jeudi à Vitry-le-François pour sou­te­nir les fina­listes d’un grand tour­noi de slam orga­nisé par le conseil géné­ral et le col­lec­tif rémois “Slam tribu”, après une année d’ateliers.

“Le tour­noi est l’aboutissement final d’un long tra­vail d’initiation à l’écriture et à l’expression orale en ate­lier avec l’aide des pro­fes­seurs des col­lèges du dépar­te­ment”, a expli­qué à l’AFP Sébastien Gavignet, dit Selecta Seb, fon­da­teur du col­lec­tif “Slam tribu”.

“Tout au long des inter­ven­tions, nous avons orga­nisé des petits tour­nois afin de sélec­tion­ner quatre “poètes” qui repré­sen­te­ront cha­cun des douze col­lèges lors du grand tour­noi, jeudi”, a-t-il poursuivi.

Ainsi devant leurs cama­rades, 48 col­lé­giens de la 6e à la 3e venus de Reims, Châlons-en-Champagne, Epernay, Dormans ou encore Fismes vont se mesu­rer sur scène en décla­mant un texte de leur composition.

“Aucun thème n’est imposé, en géné­ral les élèves s’imspirent de sujets d’actualité, de leur quo­ti­dien ou de leurs his­toires d’amour”, a pré­cisé Selecta Seb.

Le jury, com­posé de repré­sen­tants du public et de membres du col­lec­tif, notera les sla­meurs aussi bien sur le fond des textes que sur leur interprétation.

“A ce jeu, les sixièmes, qui sont plus bien plus dés­in­hi­bés que les troi­sièmes, ont toutes leurs chances”, a sou­li­gné Selecta Seb.

A l’issu du tour­noi, un prix sera décerné au meilleur sla­meur ainsi qu’à la meilleure équipe d’un collège.

La finale sera visible au début du mois de juillet sur le site inter­net d’Arte qui est par­te­naire de la manifestation.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2010 Agence France-Presse

 

Publié le mercredi 02 juin 2010
L'Union

Et bien slamez maintenant !

Des collégiens du Vieux-Port et de Marcel-Alin   participent  à ce Grand slam intercollège de la Marne.

Des collégiens du Vieux-Port et de Marcel-Alin participent à ce Grand slam intercollège de la Marne.

Tournoi intercollège de la Marne demain à la salle du Manège. «ILS connaissent leur texte par cœur. Ils ont répété à fond. Ils sont super prêts ! » Sébastien Gavignet, dit Selecta Seb, et les autres membres du collectif rémois Slam Tribu, emmèneront 48 jeunes poètes au Grand slam intercollège de la Marne, qui se déroulera demain à la salle du Manège.
Une première dans le département. « Depuis quatre ans, le conseil général de la Marne développe un parcours culturel à destination des collégiens afin de les sensibiliser à diverses disciplines artistiques, explique Emilie Royer, chargée de mission aux affaires culturelles du conseil général de la Marne. Nous avons commencé avec la musique. Cette année, nous avons voulu ouvrir ce dispositif au slam parce que cet art intéresse les jeunes ».
Douze collèges de la Marne, dont le Vieux-Port et Marcel-Alin, ont accueilli tout au long de l'année des ateliers de slam, animés par le collectif rémois Slam tribu dont l'un des membres, Laurent Etienne.com., représentera la France à la coupe du monde de poésie du 8 au 13 juin. Chacun d'entre eux a pu bénéficier de six séances de 2 heures. « Comme nous ne sommes pas professeurs, nous n'avons pas tenu un cours d'écriture. Avec nos expériences, nous avons plutôt aidé les élèves à mettre en place leur texte à l'oral. Nous leur avons apporté une grosse part de liberté avec toutefois des thématiques », explique Selecta Seb.
« 60 % d'écrit, 40 % de performance »
En trois minutes, ces collégiens parleront de l'amour, de l'amitié, de leur collège, de leur vie d'ado… et ce, sans aucun accompagnement musical, aucun accessoire ni costume. « De textes intimistes au départ, ils ont écrit des textes destinés à plaire au public avec un show, constate-t-il. Le slam, c'est 60 % d'écrit et 40 % de performance ! » Dans la salle, ils seront 300 collégiens à encourager et applaudir les quatre représentants de leur établissement. Un jury attribuera une note à chacun de ses 48 jeunes slameurs. Le vainqueur recevra une coupe du conseil général de la Marne. Et les 12 finalistes, un bon d'achat à la Fnac.
« Ce grand tournoi de slam intercollège de la Marne va ressembler à des scènes de performance nationale », prévient Selecta Seb. Les membres du collectif Slam tribu sont fiers d'avoir pu mener ce projet. Ils aimeraient bien le reconduire l'an prochain. « Nous relayons notre passion. Et notre plus beau moment, c'est de voir les jeunes sur scène… »

Stéphanie GRUSS

 

Publié le 4 Mai 2010
L'Union

Somme-Suippe / Lycée professionnel Les jeunes entrent en scène !

Le slam a retenu l'attention des auditeurs.Le slam a retenu l'attention des auditeurs.

Cette année encore et pour la 2e année consécutive, des élèves du lycée professionnel et technologique de Somme-Suippe ont pu être initiés au slam dans le cadre d'un projet d'accompagnement éducatif, en partenariat avec la médiathèque de Suippes. Le groupe Slam Tribu est venu au lycée animer un atelier d'écriture à destination des élèves de seconde pro, mais également d'autres visiteurs invités.
Durant cette séance de 4 heures, les élèves, encadrés par leurs professeurs de français et la documentaliste ont alors pu découvrir et écrire le slam avec pour thème « le développement durable ». Cet atelier était animé par Laurent Etienne.com et Mirko, tous deux membres du collectif Slam Tribu de Reims. Ces slameurs en herbe ont conclu cette initiation à l'écriture poétique en prenant la parole devant leurs camarades et le public Suippas lors de la scène « Slam ».
Franck A, élève de seconde pro au lycée témoigne : « Au départ, je me faisais une mauvaise idée du slam, et grâce à l'atelier d'écriture, j'ai découvert ce que c'était réellement. Même si j'étais un peu tendu, ça m'a plu de m'exprimer librement, et en plus c'est un bon entraînement pour apprendre à parler devant un public. Maintenant j'apprécie le slam et je suis prêt à recommencer. »

 

24/03/10
Les Echos

Semaine de la francophonie : Mitterrand à Reims pour une "échappée slam"

© AFP - Francois Nascimbeni © AFP - Francois Nascimbeni

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a vanté les mérites du slam qui "renouvelle la langue française" mercredi à Reims lors du lancement de la première journée du slam dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie.

Invité à participer à un atelier slam initié par le collectif rémois "Slam tribu", le ministre a rappelé l'origine américaine de cette forme de poésie déclamée.

"C'est un ami de Jack Kerouac, Alenn Ginsberg qui, dans les années cinquante, a inventé le slam en déclamant dans les universités américaines ses poèmes avec une diction très syncopée", a expliqué Frédéric Mitterrand en précisant qu'il fallait profiter de l'expérience des Américains pour "fabriquer notre propre mode d'expression".

"Le slam est une manière formidable d'exprimer la vie quotidienne, les difficultés de la société et une manière formidable de travailler la langue pour montrer que le français peut s'adapter aux émotions que nous rencontrons tous les jours", a poursuivi le ministre.

"Le slam qui utilise des mots d'argot, des mots +beurs+, du verlan, des mots du quotidien renouvelle le français qui est une langue qui évolue sans cesse", a-t-il estimé.

"De surcroît, c'est aussi une forme d'art qui permet aux jeunes quelques fois un peu intimidés par la culture, d'exprimer leur créativité et de se rapprocher du monde de la culture", a-t-il souligné.

Réunis dans une petite salle de la médiathèque Jean Falala qui fait face à la cathédrale, les animateurs de l'atelier "Dis-moi dix mots dans tous les slams" ont invité le ministre à dire un texte de sa composition en respectant la règle des dix mots imposés parmi lesquels devait figurer "baladeur, crescendo, mobile...".

"Expo, déco, concert tout cela sans scooter, qu'est-ce que Frédo allait donc faire dans cette galère ? Ne pas être mobile, toujours resté +at home+, entouré de gorilles (...) A Reims avec le slam je tente une échappée (...) j'entends chanter en moi le bonheur en crescendo", a déclamé Frédéric Mitterrand en duo avec le slameur parisien Ami Karim qui l'accompagnait dans ce déplacement.

 

Publié le mercredi 24 mars 2010
L'Union

Frédéric Mitterrand slame à Reims

slam

 On connaissait les nombreux talents —d'orateur notamment— de Frédéric Mitterrand, il en a dévoilé un nouveau cet après-midi à Reims en slamant avec l'artiste Ami Karim. Le ministre de la Culture et de la Communication, était à la médiathèque Jean-Falala pour lancer la première édition de la Journée du slam à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Il a participé à un atelier de slam animé par le collectif Slam Tribu avant d’assister à une rencontre.

 

 

Publié le 24/03/2010
AFP

Semaine de la francophonie : Mitterrand à Reims pour une "échappée slam"

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a vanté les mérites du slam qui "renouvelle la langue française" mercredi à Reims lors du lancement de la première journée du slam dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie.

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a vanté les mérites du slam qui "renouvelle la langue française" mercredi à Reims lors du lancement de la première journée du slam dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie.

Invité à participer à un atelier slam initié par le collectif rémois "Slam tribu", le ministre a rappelé l'origine américaine de cette forme de poésie déclamée.

"C'est un ami de Jack Kerouac, Alenn Ginsberg qui, dans les années cinquante, a inventé le slam en déclamant dans les universités américaines ses poèmes avec une diction très syncopée", a expliqué Frédéric Mitterrand en précisant qu'il fallait profiter de l'expérience des Américains pour "fabriquer notre propre mode d'expression".

"Le slam est une manière formidable d'exprimer la vie quotidienne, les difficultés de la société et une manière formidable de travailler la langue pour montrer que le français peut s'adapter aux émotions que nous rencontrons tous les jours", a poursuivi le ministre.

"Le slam qui utilise des mots d'argot, des mots +beurs+, du verlan, des mots du quotidien renouvelle le français qui est une langue qui évolue sans cesse", a-t-il estimé.

"De surcroît, c'est aussi une forme d'art qui permet aux jeunes quelques fois un peu intimidés par la culture, d'exprimer leur créativité et de se rapprocher du monde de la culture", a-t-il souligné.

Réunis dans une petite salle de la médiathèque Jean Falala qui fait face à la cathédrale, les animateurs de l'atelier "Dis-moi dix mots dans tous les slams" ont invité le ministre à dire un texte de sa composition en respectant la règle des dix mots imposés parmi lesquels devait figurer "baladeur, crescendo, mobile...".

"Expo, déco, concert tout cela sans scooter, qu'est-ce que Frédo allait donc faire dans cette galère ? Ne pas être mobile, toujours resté +at home+, entouré de gorilles (...) A Reims avec le slam je tente une échappée (...) j'entends chanter en moi le bonheur en crescendo", a déclamé Frédéric Mitterrand en duo avec le slameur parisien Ami Karim qui l'accompagnait dans ce déplacement.

 

25/03/2010
France 3 Champagne Ardenne

Frédéric Mitterrand lance la Journée du Slam
Invité par Slam tribu, le Ministre de la Culture et de la Communication est à Reims ce mercredi.

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lance la première édition de la Journée du slam à l'occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie.

Le Ministre participera à 15h30, à la médiathèque Jean Falala, à un atelier de slam animé par le collectif Slam Tribu avant d’assister à une rencontre régionale dans le cadre de la dynamique « Vivre ensemble la Semaine de la langue française et de la Francophonie ».

Cette rencontre est l’aboutissement du travail mené dans la région Champagne-Ardenne de l’opération La caravane des dix mots présente dans une trentaine de pays et dans huit régions de France. Le slam est une forme d’art oratoire où la langue française est explorée comme étant créatrice de lien social, offrant le partage, l’échange, l’égalité et la convivialité autour du plaisir des mots.

VOIR LE REPORTAGE

Ce rendez-vous réunira l’ensemble des participants qui présenteront les créations réalisées dans les ateliers artistiques : slam, poésie, chansons, lecture, expressions théâtrales. La caravane des dix mots est organisée dans le cadre de la dynamique
culturelle des quartiers du plan Espoir Banlieues de la délégation générale à la langue française et aux langues de France « Vivre ensemble la Semaine de la langue française et de la Francophonie ».

dr
Cliquez pour voir le site www.dismoidixmots.culture.fr

 

 

 

Publié le mercredi 10 mars 2010
L'Union

La Slam tribu de Reims organise régulièrement des manifestations.

De nombreux événements se télescoperont au mois de mars. La 2e édition du Printemps des slameurs poètes, à partir de demain, jeudi 11 mars, jusqu'au dimanche 28 mars se déroulera parallèlement au Printemps des Poètes, en ce moment et jusqu'au dimanche 21 mars qui prendra pour thème « Couleur femmes ». Dans le même temps, du samedi 20 au samedi 27 mars, se tiendra la Semaine de la langue française.
Avec une visibilité de mieux en mieux identifiée, les scènes et les ateliers dans toute la région permettront de zoomer sur le slam, l'idée étant de faire sa promotion ainsi que celle de la poésie de façon ludique et interactive.
C'est ainsi que les sollicitations se multiplient pour cet art qui connaît une belle expansion. Il n'y a pas que des spectacles, le public, de plus en plus nombreux et varié, participe aux scènes ouvertes et aux ateliers d'écriture.
La nouveauté, cette année, est l'ampleur de l'événement qui se déroulera dans toute la région. Des travaux s'organiseront dans les collèges, les lycées, à la fac avec un investissement important de l'Éducation nationale. Mais l'objectif principal restera le public et le partage car le slam fédère par son caractère intergénérationnel.
Le mercredi 24 mars « Dis-moi dix mots dans tous les slams », une journée « Fête du slam » demandée par le ministère de la Culture, dans la Semaine de la langue française, fera une promotion de cet art, bien ancré dans son époque.
Quant à la Nuit du slam, le samedi 27 mars, ce sera le point nodal des manifestations, elle permettra notamment un concentré de scènes participatives. Succès de l'an passé, la Nuit du Slam avait attiré 800 personnes à la Cartonnerie de Reims. Espérons que les poètes répondront de nouveau à l'appel des Muses…

Publié le vendredi 19 mars 2010
L'Union

Deuxième édition du tournoi de slam intercollèges Les collégiens ont le slam dans la peau

Les collégiens ont écouté avec respect les textes de slam.Les collégiens ont écouté avec respect les textes de slam.

«JE n'ai pas appris ce qu'est la vie […] .». À l'image de Sephora, 17 ans, ils étaient 43 collégiens de 5e et 3e du Vieux-Port et de Marcel-Alin à avoir slamé hier après-midi sur la scène de l'Orange bleue. Ils participaient à la deuxième édition du tournoi de slam intercollèges, en partenariat notamment avec le collectif rémois « Slam Tribu ». Durant trois minutes, chaque slameur a lu au micro son texte « a cappella », sans aucun arrangement musical. « Le slam, c'est vivant ! », leur a lancé Selecta Seb, de « Slam tribu ».
Dans une ambiance surchauffée, les 43 collégiens ont évoqué, en rimes et en rythme, leur addiction au téléphone portable, l'amour, l'amitié, leur vie au collège et à la maison, le séisme en Haïti et même… le printemps. On pouvait ainsi entendre : « Il est temps de se prendre en main/Pour nos amis Haïtiens », « Si le soir on fait pas ses devoirs/Le lendemain on se fait avoir », ou encore « Moi, j'arrête pas de parler/Même quand on me dit d'arrêter ».
« C'est incroyable ! »
Certains ont utilisé le slam pour libérer leurs sentiments. Une jeune fille du collège Marcel-Alin a ainsi exprimé ce qu'elle ressent depuis le décès de sa mère : « Tes reflets dans les yeux/Me rappellent des souvenirs heureux ». Une autre a décrit son mal-être : « Pourquoi ce mal atroce qui me bouffe de l'intérieur ? […] Je vis pour vous faire plaisir […] Mais dans mes veines coulent trop de haine ».
À chaque passage, un jury, composé de Leïla, coordinatrice culturelle de La Salamandre, Robi Jarasi, directeur de l'Orange bleue, et de Vagablonde du collectif « Slam Tribu », mettait une note entre 0 et 10. « En slam, la mauvaise note, c'est 5 ! », a prévenu Selecta Seb. Durant 2 h 30, les 48 élèves des deux collèges, venus supporter les slameurs, n'ont cessé de réclamer le 10, le public ayant le droit d'influencer le jury. Lorsque celui-ci distribuait une « mauvaise » note, ils n'hésitaient pas à le huer.
Au final, Sephora, 17 ans, du collège Marcel-Alin, et Simon, 15 ans, du collège du Vieux-Port, ont remporté la première place ex æquo. « Je suis heureuse d'avoir gagné, lâche Sephora. L'an dernier, mon frère avait slamé mais il n'avait rien remporté… ». Simon, lui, ne s'attendait pas à cette victoire. « C'est incroyable ! Ça donne envie de continuer ! ».
Pour Laurent Etienne.com, qui a animé avec Mirko les ateliers de slam dans les deux collèges, est fier du résultat. « Tous les textes ont été écrits par les enfants. Ils ont exprimé librement leurs propres idées. Ils ont travaillé les phrases, leur musicalité et même le jeu scénique. Ils ont mêlé poésie et théâtre ! ».
Les dix finalistes de ce tournoi intercollèges se produiront demain à 20 h 30 sur la scène de l'Orange bleue, en première partie de Starlion et de Spell Dosa. Histoire de prolonger le plaisir…

Stéphanie GRUSS

 

Publié le jeudi 11 mars 2010
L'Union

Deuxième édition du Printemps des slameurs poètes

Les scènes et les ateliers dans toute la région offrent un zoom sur le slam. L'idée: faire sa promotion ainsi que celle de la poésie de façon ludique et interactive, à l'occasion de la 2e édition du Printemps des slameurs poètes qui débute ce jeudi 11 mars et s'étale jusqu'au dimanche 28 mars.

La nouveauté, cette année, est l'ampleur de l'événement qui se déroulera dans toute la région. Des travaux s'organiseront dans les collèges, les lycées, à la fac avec un investissement important de l'Éducation nationale. Mais l'objectif principal restera le public et le partage car le slam fédère par son caractère intergénérationnel.
Le mercredi 24 mars « Dis-moi dix mots dans tous les slams », une journée « Fête du slam » demandée par le ministère de la Culture, dans la Semaine de la langue française, fera une promotion de cet art. Quant à la Nuit du slam, le samedi 27 mars, ce sera le point nodal des manifestations, elle permettra notamment un concentré de scènes participatives. Succès de l'an passé, la Nuit du Slam avait attiré 800 personnes à la Cartonnerie de Reims. Les poètes répondront-ils de nouveau à l'appel des Muses?

 

Publié le 18 février
Mignonne allons voir si la prose…

Qui ce matin avait éclose des vers au mois de mars… Eh oui, un seul printemps dans l’année, il sera poétique grâce au Printemps des slameurs poètes qui se conjugue avec la semaine de la Langue Française.

De nombreux événements se télescoperont au mois de mars : la 2e édition du Printemps des slameurs poètes du 11 au 28 mars se déroulera parallèlement au Printemps des Poètes du 8 au 21 mars qui prendra pour thème « l’éloge des femmes » ; et, dans le même temps, du 20 au 27 mars, se tiendra la Semaine de la Langue Française. Avec une visibilité de mieux en mieux identifiée, les scènes et les ateliers dans toute la région permettront de zoomer sur le slam, l’idée étant de faire sa promotion ainsi que celle de la poésie de façon ludique et interactive ; c’est ainsi que les sollicitations se multiplient pour cet art qui connaît une belle expansion. Il n’y a pas que des spectacles, le public de plus en plus nombreux et varié participe aux scènes ouvertes et aux ateliers d’écriture.
La nouveauté cette année est l’ampleur de l’événement qui se déroulera dans toute la région. Des travaux s’organiseront dans les collèges, les lycées, à la fac avec un investissement important de l’Education Nationale. Mais l’objectif principal restera le public et le partage car le slam fédère par son caractère intergénérationnel. Le 24 mars « Dis-moi dix mots dans tous les slams », une journée « Fête du slam » demandée par le Ministère de la Culture, dans la Semaine de la Langue Française, fera une promotion de cet art urbain, bien ancré dans son époque. Quant à la Nuit du slam, le 27 mars, ce sera le point nodal des manifestations, elle permettra notamment un concentré de scènes participatives. Cette clôture du 27 proposera une création à la Médiathèque de Châlons, l’idée étant d’investir l’endroit avec 15 slameurs de collectifs de différentes villes pour des créations en commun. Succès de l’an passé, la Nuit du Slam avait attiré 800 personnes à la Cartonnerie de Reims, espérons que les poètes répondront de nouveau à l’appel des Muses… Alors, 1 2 3 slamez !

Amandine Lefèvre

 

Publié le lundi 25 janvier 2010
« Les trois règles du slam »

«LE SLAM, c'est avant tout un mode de liberté d'expression totale ». Debout dans la salle d'expositions de la médiathèque François-Mitterrand, Didier dit « Culbutoké », Damien dit « M'Sieur Dam », Leslie dit « Vagablonde » et Jean-Marie dit « Mirko », membres tous les quatre du collectif rémois Slam Tribu, ont expliqué samedi cet art à une vingtaine d'enfants, d'ados et d'adultes attentifs.
« Pour slamer, il faut respecter trois règles, leur a lancé le slameur Culbutoké. Trois minutes de temps de parole ; une liberté totale de sujets et de styles ; aucun accompagnement musical, aucun accessoire ni costume. On est seul avec un texte, en tenue de tous les jours ». Exemple notamment avec Mirko qui a slamé « Il faut que je vous quitte ». Il a exprimé en poésie la douleur qu'il a ressentie après le décès de son grand-père… « L'espace du slam est un espace qui ne peut pas exister sans vous, public, a rappelé Culbutoké. À chaque fois, on écoute et on accueille la parole du slameur ».

« Développer l'imaginaire »

Forte de ces conseils, une quinzaine de personnes - essentiellement des ados - a participé l'après-midi à l'atelier de slam. Aidées par le collectif Slam Tribu, elles ont écrit une lettre à une personne ou à une chose. « Nous leur avons lu plusieurs lettres qui abordaient de manière différente un même thème, de façon à développer leur imaginaire », explique Damien, alias « M'Sieur Dam », qui cite notamment la lettre de Pierre Desproges au Trésor public ou la lettre anonyme que s'écrit le slameur Catel Tomo.
Assia, 15 ans, a choisi d'écrire une lettre à la tour Eiffel. Sa voisine Aminata, 15 ans, a préféré s'adresser à… un arbre. « C'est grâce à lui que nous pouvons respirer. Les arbres sont essentiels à la vie ». Quant à Sara, 14 ans, elle clame son soutien à un groupe de pop coréen. Toutes les trois ont découvert le slam l'an dernier au collège. Toutes les trois en sont tombées « raides dingues ». « On peut dire ce que l'on veut et ce que l'on ressent, estiment-elles. On a trois minutes de liberté et on nous écoute ! »

Lettre à sa robe préférée
Un avis partagé par Claude, 64 ans, la seule adulte du groupe. « Le slam, c'est une façon de libérer ses sentiments. On fait un jet. On est plus libre, plus naturel ». Cette retraitée a choisi d'écrire une lettre à… sa robe préférée. « Je lui demande pourquoi elle s'est cachée, pourquoi elle m'a abandonnée, tout en sachant au fond de moi qu'il est question de jeunesse et de taille ! » Autant de lettres que chacun a slamé à tour de rôle.
Cet atelier de slam, proposé la ville de Vitry-le-François, demeure le premier d'une série de dix qui se dérouleront en alternance jusqu'en juin avec des ateliers de BD, dirigés par l'atelier 510TTC. « Les dessinateurs s'appuieront sur les histoires en gestation des apprentis slameurs », explique Anna Réolon, adjointe au maire chargée de la culture. Le travail réalisé sera présenté le 18 juin à la médiathèque François-Mitterrand. À suivre…

Stéphanie GRUSS

Inscriptions à la médiathèque François-Mitterrand au 03.26.72.13.95. Prochain atelier slam le 6 février, de 14 à 16 heures. Premier atelier BD le 30 janvier, de 13 à 16 heures.

 

Publié le mardi 19 janvier 2010
Slam à la médiathèque Voyelles / Un bon moyen de vous faire entendre

LE slam est un phénomène culturel urbain qui a, semble-t-il, littéralement explosé à Reims ces dernières années ; à tel point que la Slam Tribu est passée du statut d'amateur à celui de professionnel. Ses membres animent des ateliers et vont dire leurs textes un peu partout en ville : des biliothèques aux cafés (comme Le Lion de Belfort où on peut les retrouver régulièrement chaque mois) en passant par La Comédie, La Cartonnerie, etc.
Alors, pourquoi Charleville-Mézières - ville natale d'un fameux poète qui n'aurait sans doute pas renié le côté expression directe et impertinente du slam - ne pourait-elle pas connaître la même effervescence verbale ? Il y a eu par le passé quelques tentatives intéressantes (qui ont certainement fait éclore quelques vocations), tentatives que l'on doit en grande partie à l'association 5 As qui a même introduit le slam dans « son » festival des Ailleurs Poétiques.
Cette fois, c'est la médiathèque Voyelles qui y va de sa contribution ; avec l'intention de labourer le terrain en profondeur et le courage de porter cette jeune expression orale au cœur même d'un sacro-saint temple de l'écrit. La Slam Tribu a royalement été invitée à animer six ateliers les 25 février, 11 mars, 1er avril, 22 avril, 6 et 27 mai.
« Cuba libre ? Mon cul ! »

Samedi dans l'auditorium de la médiathèque, le public était gratuitement convié à venir se mettre l'eau à la bouche... Laurent Etienne.com, Vaguablonde, Selecta Seb et M'sieur Dam (le Carolo de la Slam Tribu) ont tour à tour occupé la scène et fait passer une délicieuse heure et demie, pétillante d'une intelligence langagière encore trop rare en ces lieux.

Laurent Etienne.com avait décidé de flirter avec la coquinerie : glosant sur la valeur mariage, se payant un festival de jeux mots autour de la masturbation et de l'éjaculation précoce, charriant les «vieux» qui lui font perdre du temps dans les files d'attente...
Selecta Seb, de sa voix grave, est plus posé. Son propos est plus sérieux (« Je suis Dieu, je suis pieux... ») Parfois, il se livre encore davantage, « Ouvre la boîte à souvenirs de la rue Gambetta... » et va plus loin dans la déception universelle (« Oui, je préfère les animaux aux hommes ! »).
Là-dessus se pointe M'sieur Dame, dans un registre très différent : le gars est tonitruant, il interpelle, réveille les endormis : «L'œil ne pétille plus, il s'atrophie devant les consoles de jeux !», se plaint-il. Pour lui, le slameur a raison de « s'engager » quand il le doit: « Cuba libre ? Mon cul !... » ou encore « Ma télé ? Triste fenêtre... » Et puis arrive le tour de la belle et douce Vaguablonde, seule fille de ces 90 mn de session slam.
Son organe est moins puissant que celui de ses collègues pantalonnés. Et, justement, elle s'en sert pour sussurer ses mots, effleurant le micro des lèvres, pour parler en pure poétesse du jeu de cache-cache de la lune et du soleil, ou des déboires féminins dans un autre jeu de cache-cache... avec les hommes.

Patrick FLASCHGO

 

Publié le samedi 16 janvier 2010
Bibliothèque Pompidou Les dix mots du slam

La direction régionale des Affaires culturelles de Champagne-Ardenne et Slam Tribu proposent 5 ateliers slam dans le cadre de « Dis-moi dix mots, dans tous les sens ». Il s'agit de slamer vos textes en atelier et de les présenter au concours des 10 mots.
Les mots choisis par le ministère de la Culture sont : baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante et zapper.
Le concours, baptisé « Picabora », est lancé par les quatre directions régionales des affaires culturelles implantées en Picardie, Champagne-Ardenne, Bourgogne et Rhône-Alpes. Les ateliers sont portés par Slam tribu, collectif qui n'en est plus à son coup d'essai puisqu'il orchestre l'opération pour la troisième année et est devenu professionnel en 2008.
En parallèle, chacun des artistes poursuit son chemin, s'illustrant dans des concours français et européens. Selecta Seb a remporté un concours à Turin, Barcella a été sacré champion de France 2007, et c'est maintenant au tour de Laurent Etienne.com, élu champion de France 2009 !
Les ateliers sont ouverts à tous sur inscription au 03.26.26.94.30.
Rendez-vous mardi 19 janvier, de 18 h 30 à 20 h 30 à la bibliothèque Pompidou.

 

Publié le mercredi 13 janvier 2010
Avec la Slam Tribu de Reims à la médiathèque Voyelles / C'est parti jusque fin mai !

LA performance sera menée par Laurent Etienne.com, champion de France 2009 de slam, Selecta Seb, M'sieur Dam et Vagablonde. Après ce lancement auront lieu des ateliers slam, ouverts à tous et qui se tiendront le jeudi soir de 18 h 30 à 20 h 30, toujours à la Médiathèque Voyelles.

Dates : 25 février, 11 mars, 1er avril, 22 avril, 6 mai, 27 mai.

A l'issue de ces ateliers, une scène dite de « restitution » se tiendra en juin et au cours de laquelle les participants aux différents ateliers se produiront sur scène…

Qu'est-ce que le slam ? Dire des textes de poésie de son cru, devant un public parmi lequel est choisi, au hasard, un jury. Le slam est arrivé en France à partir des Etats-Unis vers la fin des années 1990. Depuis, il est rapidement devenu une discipline de poésie reconnue, qui fait vivre la langue française autrement. En 2009 s'est constituée La Ligue Slam de France sous l'impulsion de différentes associations françaises qui souhaitent resserrer les liens entre tous les acteurs du slam français.

Slam Tribu : pro depuis 2009
Dans la région Champagne-Ardenne, c'est autour de « Slam Tribu » que la scène slam s'est logiquement organisée. Ce collectif n'est pas qu'une simple bande de copains qui se seraient convertis au slam ; il rassemble au contraire des slameurs ayant chacun leur style : Selecta Seb, Mirko, Barcella (connu à Charleville pour être venu au Cabaret Vert et au Forum), Gipsy, Dareka, Laurent Etienne.com, M'sieur Dam (originaire de Charleville-Mézières) et Didier. Le Slam Tribu a lancé ses premiers ateliers il y a trois ans, avant de devenir professionnelle l'an dernier face à une demande exponentielle. En parallèle, chacun des artistes poursuit son petit bonhomme de chemin, s'illustrant dans des concours aussi bien français qu'européens.

Selecta Seb a ainsi remporté un concours à Turin, Barcella a été sacré champion de France en 2007… et c'est maintenant au tour de Laurent Etienne.com d'être sacré champion de France en 2009. Une belle réussite champardennaise !
Slam Tribu aiguise sa plume et rassemble les oreilles tendues dévoreuses de vers. Retour à l'envoyeur, des oreilles jusqu'à la bouche, le voyage est intérieur, le temps de faire mûrir la parole avant qu'elle ne prenne son envol à la rencontre d'autres amoureux du verbe. Ainsi se propagent les mots et l'auditeur devient slameur ! Tendez l'oreille ! A qui le tour ?


Publié le mercredi 06 janvier 2010
Projection et performance / Du slam à la médiathèque

Samedi 16 janvier, à 17 heures, à la médiathèque Voyelles, vous pourrez assister à une projection documentaire et à une performance du collectif Slam Tribu.
Dans la région Champagne-Ardenne, c'est autour de la Slam Tribu que la scène Slam s'est installée.
Ce collectif n'est pas qu'une simple bande de copains qui se seraient convertis au slam.
Il rassemble des slameurs ayant chacun leur style : Selecta Seb, Mirko, Vagablonde, Gipsy, Dareka, Laurent Etienne.com, M'Sieur Dam et Didier.
La tribu a lancé ses premiers ateliers il y a trois ans, avant de devenir professionnelle en 2008.
En parallèle, chacun des artistes poursuit son petit bonhomme de chemin, s'illustrant dans des concours aussi bien français qu'européens.
Selecta Seb a remporté un concours à Turin, et c'est maintenant au tour de Laurent Etienne.com de revêtir le titre de Champion de France 2009.
Une belle réussite champardennaise !

Slam Tribu aiguise sa plume et rassemble les oreilles dévoreuses de vers.

Les ateliers pour découvrir le slam (ouvert à tous) ont lieu de 18 h 30 à 20 h 30 les jeudis 25 février, 11 mars (printemps des poètes), 1er avril, 22 avril, 6 mai et 27 mai.
Le Slam ne se caractérise pas par un genre unique mais par l'addition, le collage, le mélange de toutes les richesses de la langue orale comme la mise en voix, la tonalité, le souffle, le rythme et de tous les styles d'écriture : poésie, chanson, hip-hop, forme narrative, personnification, improvisation…

 

Publié le jeudi 10 décembre 2009
Opération séduction auprès des jeunes Vitryats Slam à toutes les sauces

TOUT le monde s'y met ! Dans la cité rose, 2010 sera placée sous le signe du slam ou ne sera pas. Cette forme de poésie moderne, orale et publique, semble en effet avoir séduit aussi bien les structures culturelles que les institutions. Au point que la ville s'autoproclame aujourd'hui « capitale du slam » !

Doubles ateliers dans les collèges avec le Plan territorial d'éducation artistique (PTEA) de la scène La Salamandre mais aussi le conseil général qui organisera son premier tournoi départemental à Vitry en juin prochain mais aussi séances du samedi à la médiathèque assorties de BD et de citoyenneté afin de réaliser un livret mêlant dessins et textes…

Les occasions de s'initier sont multiples et, si l'invitation est lancée à l'ensemble de la population pour « permettre à des gens qui ne se côtoient pas habituellement de se rencontrer », c'est clairement les pré-ados et ados qui sont visés, dans la droite ligne de l'itinéraire hip-hop et son battle qui cartonnent depuis trois ans auprès des jeunes Vitryats. L'envie peut-être d'une réponse au fameux « y'a rien à faire à Vitry » entendu trop souvent.

Il faut dire que le terrain local semble favorable à la culture de ce nouvel art, popularisé auprès du grand public par Grand Corps Malade et développé dans toute la Marne par le collectif Slam Tribu qui pilote l'ensemble des interventions prévues à Vitry.

Parole brute

Les premières graines avaient été plantées l'année dernière lors du tournoi intercollèges organisé à l'Orange Bleue.

On se souvient encore de l'émotion qu'avaient suscitée certains textes consacrés à la vie des collégiens, n'hésitant pas à évoquer les violences urbaines ou l'image négative des quartiers, fidèle à l'esprit du slam, une parole brute.

C'est d'ailleurs certainement l'avance prise en la matière par la salle de concert, le théâtre et le centre social vitryats, co-organisateurs de l'événement, qui a conduit le Département à choisir Vitry pour rassembler les douze collèges en lice pour son premier tournoi de slam.

« C'est un signe fort qui devrait donner une image positive des jeunes de Vitry et de la ville », souligne Mariane Dorémus qui, avec sa double casquette de conseillère générale et d'adjointe chargée de l'éducation, résume : « Le slam permet d'allier la lecture, l'écriture et l'oralité, d'aider les jeunes à mettre en mots ce qu'ils ont à dire. » Les jeunes répondront-ils à l'appel ?

L'investissement est en tout cas de taille : presque 12 000 euros pour l'atelier slam/BD/citoyenneté ouvert à une quinzaine de Vitryats, en lien avec La Sauvegarde.

Pour une fois qu'on leur donne la parole, il ne faudrait pas qu'ils boudent leur plaisir…

A.J.

 

Publié le mercredi 25 novembre 2009
Environnement En route vers Copenhague !

A l'heure où les questions écologiques deviennent de plus en plus présentes dans notre quotidien, l'association « Les Amis de la Terre » de la Marne organise une soirée sur l'environnement afin de comprendre l'enjeu de la « Conférence internationales sur le climat » qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain.
L'association « Les Amis de la Terre » se charge depuis plus de quarante ans de sensibiliser le public aux problèmes liés à l'environnement dans le but de « promouvoir une société écologiquement viable et socialement équitable ». Pour cette soirée centrée sur le climat, cette sensibilisation se fera avec la participation de « Slam Tribu ». C'est un choix judicieux car le slam est un art oral populaire qui se répand de plus en plus en France depuis une dizaine d'années et qui consiste à dire des poèmes dans un ton cru et théâtralisé devant un public. Cette particularité en fait un moyen efficace pour débattre de sujets sérieux : qu'est-ce que le changement climatique ? Quelles en sont les causes ? Quelles conséquences sociales et environnementales ? Quels sont nos moyens d'action ? Quels sont les enjeux des négociations de Copenhague ?
Autant de questions auxquelles « Les Amis de la Terre » et Slam Tribu tenteront de répondre… avec votre participation !
La soirée se déroulera en trois temps. Dans une première partie, vous pourrez participer à un atelier d'écriture slam. Suivra une conférence-débat animée par Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne aux « Amis de la Terre ». Puis la soirée se terminera par une scène ouverte de slam. L'association « Les amis de Reims » proposera durant cette soirée une collation.

Par Cédrine ZWEIN


Publié le 29 octobre 2009
L'Hebdo du vendredi

C'est le prénom de la grand-mère oranaise de Selecta Seb, muse du projet artistique, venue s'installer en France en 1961. Ce 1er album gratuit est un journal intime du 21ème siècle, illustré d'une main de maître par la photographe SoOz et la musique de Bruit : Fantôme.

 Téléchargement libre et gratuit sur : http://zahia.album.free.fr

« Zahia c’est l’écriture face à la technologie », un doux mélange de l’Occident et de l’Orient. Le parti pris de Selecta Seb (slameur rémois) est de réaliser un album de musique libre et gratuit : « Cette pratique se démocratise, cela est bien ancré pour les gens. J’aime de plus l’idée de dématérialiser la musique. La finalité est de faire connaître le projet pour que nous puissions après proposer un live par exemple. Un rendez-vous au Pop Art est d’ailleurs déjà arrêté pour le 17 décembre et, courant 2010, il y aura une date à la Cartonnerie ». Le projet a été mené à bien en partenariat musical avec Bruit : Fantôme, un « activiste » net label abYssa, label de production libre et gratuit de musiques indus, gothique et électro. En ouvrant ses tiroirs, Selecta Seb découvre des textes intimes, il y adjoint un décor sonore musical personnel qui fait ressortir la percutante musicalité de ses mots. Au fur et à mesure, deux univers se télescopent : celui des textes et celui de la musique électro, un 3ème univers se rattache alors à l’aventure, la photographie. Dans la tradition du « Spoken Word » d’un Léo Ferré ou d’un Abd Al Malik, Selecta Seb livre des poèmes et des textes engagés. Le projet est assez novateur car il s’est construit à distance grâce à Internet. Une photo illustre chaque morceau, et le livret a une esthétique très intéressante. Cet album crée un univers hybride qui parle à la fois à l’intime et à l’universel.

Amandine Lefèvre

 

Publié le lundi 19 octobre 2009

En pointe à Reims Slam : une place de choix dans le paysage culturel

A Reims, le collectif SlamTribu a bien servi la cause de cette forme d'expression orale populaire et s'est taillé une place de choix dans l'Hexagone et bien au-delà avec des titres de champion…

Le calendrier des ateliers et Scènes rémoises 2009/2010 a été dévoilé à la bibliothèque Jean-Falala, jeudi dernier, avec le lancement de la ligue Slam de France, née des collectifs les plus actifs, dont celui de Reims. Il était, en effet, devenu nécessaire de s'organiser pour mieux communiquer, en particulier au moyen d'une plate-forme en ligne : www.ligueslamdefrance.com. Le soutien médiatique est de poids puisqu'il s'agit de Grand Corps Malade, membre d'honneur.

Né à Chicago en 1987, le slam est pratiqué en France depuis plus de dix ans mais il a surtout pris son essor en 2004 avec d'une part la forme initiale de « tournois » auxquels s'ajoutent des « scènes ouvertes », deux formes suivies d'autres largement accessibles à tous dans les établissements scolaires, les bibliothèques, maisons de quartier etc. L'atelier d'écriture de Carnegie à Reims est à l'origine d'une série de livrets « Slam de poésie » : le numéro 4 est maintenant disponible.

Une fièvre contagieuse

Lors de la soirée de présentation, un public de plus en plus large et particulièrement réceptif a apprécié des slameurs de Mons, de Lyon, de Poitiers, de Tours avec Mr Zurg, le président de la toute jeune LSF.

Après ces « slamasters », une seconde partie a suivi avec tous ceux qui ont franchi le pas en livrant aux autres l'expression née de leur diversité d'âge et d'origine sociale, de leur vécu avec ses joies, ses peines, ses expériences, sa sagesse ou sa révolte… Selon M'sieur Dam, le slam donne l'occasion à l'auditeur d'en recevoir plein les oreilles et d'en redemander, mais aussi de prendre la parole à son tour : « Une fièvre hautement contagieuse »…

 

Publié le mercredi 24 juin 2009

Un concert et un champion de France Slam tribu en plein soleil

LES mots et le soleil se donnent rendez-vous, demain jeudi 25, sur la place du forum pour « La fête du soleil ». C'est dans le cadre de la Fête européenne du soleil que le Centre de culture scientifique technique et industrielle Accustica vous propose de découvrir l'astre sous toutes ses manifestations et aspects.
Les jardins du cryptoportique se transformeront de 16 à 22 heures en une bousculade de mots agrémentée d'expériences scientifiques. Les lettres se mêlent aux sciences pour une approche scientifique, technique et poétique du soleil. Des animations et ateliers seront mis à votre disposition dès 16 heures gratuitement pour tous les âges. Le planétarium de la ville de Reims, Planética et les Petits Débrouillards de Champagne-Ardenne s'associent le temps d'un soir pour sensibiliser le public au soleil. Au programme, observations de l'astre, thématiques autour de la maison (cuire avec des fours solaires, chauffer et éclairer selon le mode Haute qualité environnementale (HQE), expériences des puits de lumière, murs végétaux et isolation…), explications des bienfaits et méfaits de l'étoile. Le tout se fera de façon ludique et instructive. Les étudiants en licence Sciences exactes et naturelles de l'université de Reims nous expliqueront tout le fonctionnement du phénomène photovoltaïque.
A 20 heures, les sciences laissent la place aux lettres et plus précisément aux conteurs. Le collectif rémois Slam tribu met en place une scène ouverte où chacun, expert ou débutant, pourra venir s'exprimer sur le thème du soleil. Au préalable, dès 17 heures, les slameurs de Reims organisent un atelier dont l'objectif est, d'une part, l'approfondissement des connaissances sur le slam et, d'autre part, offrir, aux futurs slameurs, des orientations, des conseils et une méthodologie afin de construire leurs textes. C'est l'artiste M'sieur Dam qui jouera les guides afin de permettre à chacun de créer son univers artistique pour pouvoir, dès 20 heures, se produire sur scène avec une performance slam dont le thème sera relatif à l'astre star de cette soirée.
Bien évidemment, le Slam tribu ne se contentera pas d'une place de chef d'orchestre. Certains des artistes du collectif se produiront sur scène afin de montrer leur expertise.
Un champion de France rémois
En parlant d'expertise, Reims compte, une fois de plus, un des artistes le meilleur dans sa catégorie. Nous venons d'apprendre que Laurent Etienne (Slameur rémois) a remporté la 1re place du Grand Slam National 2009 organisé à Bobigny où quatre-vingts artistes se sont battus à coups de mots, de poésie et d'emphase théâtrale.
Le nouveau champion de France est donc un Rémois. Il y a 2 ans, l'artiste Barcella avait déjà obtenu cette récompense. L'équipe de Reims, formée par Ch'tite Mine, Thomas, Sista Frizz et Orenok, a pris la 7e place sur vingt équipes en compétition.
Après la nuit du slam, les soirées dans les bars, son projet avec Somna (Pour former Spell Dosa), le collectif prouve une fois de plus sa motivation et son engagement au sein de la vie culturelle de notre cité des sacres.

Par Steeve GRANDSIRE

 

25 avril 2009
Slam tribu en Hongrie pour le faire découvrir le slam

Selecta Seb était en Hongrie les 22 et 23 avril derniers pour faire découvrir le slam francophone...

Scander, Slammer, Déclammer Votre Demain
Pour jouer encore avec les dix mots de la Semaine de la Langue Française, le Service de Coopération de l' Ambassade de France en Hongrie et l'Institut français de Budapest proposent une initiation à un mode d'expression très actuelle : le SLAM pour l'écriture et la SLAM pour la performance scénique.
Selecta Seb, du collectif Slam Tribu de Reims www.slamtribu.com animera trois ateliers les mercredi 22 et jeudi 23 avril.

 

20 avril 2009
Collège Joliot-Curie Slam : découverte et tournois



Les collégiens slameurs ont enchanté leurs camarades.
La classe de 3e 4 du collège Joliot-Curie participe, depuis la rentrée de septembre, à des ateliers de slam dans l'établissement, animés par le collectif rémois Slam tribu. Une opération menée en partenariat avec la Licra. Au fil des semaines, ils ont écrit des textes qu'ils ont appris à dire, à écouter et à partager.
Des pros en soutien
Dans le courant du mois de mars, ils ont participé successivement à deux tournois à la médiathèque Jean-Falala, avec les collégiens de Colbert et Georges-Braque. Au cours du second tournoi, plusieurs d'entre eux figuraient parmi les 10 finalistes et ils obtenaient un très bon classement final : 1er, 4e et 7e sur dix finalistes !
De retour au collège, ils ont enflammé un bon public d'élèves de 4e, ravis de les entendre et de les voir sur scène. Des applaudissements nourris accompagnaient comme c'est la coutume dans le slam, le passage de chaque slameuse ou slameur. Il faut dire qu'ils étaient épaulés par les deux formidables professionnels du collectif Slam tribu, Sébastien et Laurent, lesquels n'ont pas ménagé leurs efforts et les ont régalés avec plusieurs textes de leur composition.
Avant le spectacle, la vice-présidente de la Licra avait engagé un dialogue avec les élèves autour de quelques valeurs comme la lutte contre le racisme et toutes les discriminations. Pour Pascal Arnould, leur professeur, « cette expérience humaine s'avère très enrichissante ».


16 avril 2009
Sommes Suippes

Les 4e entrent en scène !


Les élèves ont couché sur le papier quelques phrases de leur cru.
Ce jeudi a été le dernier des quatre ateliers d'écriture « slam » pour les élèves de 4e du lycée professionnel et technologique de Somme-Suippe. En effet, dans le cadre du printemps des poètes et d'un projet d'accompagnement éducatif, l'ensemble des élèves de 4e a pu bénéficier d'ateliers d'écriture « slam » encadrés par deux slameurs du collectif Slam Tribu de Reims.
Les élèves ont ainsi pu coucher sur le papier quelques phrases de leur cru sur des thèmes imposés : « écrire une lettre », « ma chambre idéale », « jeunes, vieux, connectez-vous » et « la lettre d'amour ». Un certain défi pour ces adolescents qui s'initient à la poésie et à la prise de parole devant un public puisqu'ils se produiront lors de la scène « slam » organisée par la médiathèque intercommunale de Suippes le mercredi 15 avril à 20 heures, et encadrée par le collectif Slam Tribu. Le public est invité à venir encourager ces slameurs en herbe…

15 avril 2009
Slam à Soissons

Spectacle gratuit aujourd'hui à la Mutualité.

Toute cette semaine, les adolescents des centres sociaux de Saint-Waast et Saint-Crépin ont participé à un stage de slam à l'Espace jeunesse et culture. Encadrés par M'sieur Dam et Barcella, deux slameurs renommés, ces jeunes se sont mis à l'écriture d'un texte sur le thème « faire danser les mots ». Inutile d'être un érudit en la matière, il suffit tout simplement de dire ce qu'on a sur le cœur. Selon M'sieur Dam, « au début les ados sont réticents mais au fur et à mesure, ils formulent des idées et ça fait son chemin. Ils transmettent beaucoup d'émotions. » Peter, 15 ans, ne connaissait pas le slam il y a encore 6 mois. Aujourd'hui, il écrit ses propres textes. Puis, pour accompagner cette chanson, ces slameurs en herbe ont créé une chorégraphie en collaboration avec la professeur de danse, Laurence Ounissi. « C'est très difficile de les faire démarrer mais ensuite, ils ne s'arrêtent plus », sourit-elle. Les adolescents se produiront à la Mutualité ce jour à 14 h 30.

 

31 mars 2009
NUIT DU SLAM

Pour voir toutes informations et articles de presse de la Nuit du slam 2009.
Rendez vous sur le site : http://nuitduslam2009.slamtribu.com

 

 

23 fev 2009 - UNION - REIMS

Nuit du slam : des vers à consommer sans modération
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Le Collectif rémois Slam Tribu (Didier, Gipsy, Selecta Seb, Laurent Etienne.com, Barcella, M'sieur Dam et Mirko) a été choisi pour coordonner cette édition 2009 de la Nuit du slam. Les amoureux de la langue de Molière ont rendez-vous le 14 mars pour la Nuit du slam, organisée dans le cadre de la semaine de la langue française. Au programme : scènes ouvertes, tournois de poésie, créations originales…

On ne présente plus le slam, cette poésie orale débarquée en France dans les années 90. L'idée : dire un texte de son cru devant un public ou un jury. La liberté d'expression et la mixité sociale et littéraire sont de rigueur.
En quelques années, la discipline a fait son nid à Reims et compte de plus en plus d'adeptes. Elle a colonisé les bars, les écoles, les bibliothèques… Mais le 14 mars, c'est toute la ville qui vivra au rythme des vers grâce à la Nuit du slam, deuxième du genre, organisée pour la première fois dans la cité des sacres.
Dix mots pour dire demain
La manifestation a vu le jour l'an dernier. Le principe : quatre régions, soit quatre viviers de slameurs (fédérés au sein du Collectif Picabora = Picardie, Champagne-Ardenne, Bourgogne et Rhône-Alpes), se réunissent dans le cadre de la semaine de la langue française à l'initiative de leurs directions régionales des affaires culturelles pour proposer une grande tournée interrégionale de slam sur le thème des « dix mots pour dire demain » (ailleurs, capteur, clair de Terre, clic, compatible, désirer, génome, pérenne, transformer, vision). À chaque étape - Reims le 14 mars, Creil le 20, Lyon le 21 et Dijon le 27 - est proposé un programme gratuit, cohérent avec chaque site, mêlant scènes ouvertes, tournois de poésie, interventions dans les transports en commun, créations originales…
En guise de maître de cérémonie, on retrouvera le Collectif rémois Slam Tribu, choisi pour coordonner cette édition itinérante multidates 2009 et pour organiser la Nuit du slam rémoise. « Les structures culturelles, institutionnelles… nous suivent depuis longtemps », note Sébastien Gavignet, alias Selecta Seb de Slam Tribu. « C'est super de les réunir sur un même projet. Nous avons aussi conclu de nombreux partenariats avec des médias nationaux, ce qui nous permettra de donner un rayonnement plus large à l'événement. Arte, notamment, offrira 100 places aux étudiants et 10 places pour deux sur son site. Sans compter que nous accueillerons un plateau important de slameurs reconnus en France et à l'étranger. »
Parmi eux, Mark Smith, inventeur du slam dans les années 80, Danny Sherrard, Américain lui aussi, champion du monde de slam 2008, Naturel, champion de France 2008…
Il a fallu plusieurs mois au Collectif pour mettre sur pied la manifestation. « On bûche sur le projet depuis mai 2008. Et on a tout mis en place dès octobre, notamment à travers des ateliers avec les collégiens, les primaires, les universitaires… » souligne Sébastien.
« Durant cette nuit du 14 mars, de 16 heures à minuit, on veut montrer le slam en général, tout ce qui peut se faire, à tous les publics, connaisseurs ou non. Mais on a pris le parti aussi d'organiser, avant et après, des événements de moins grosse envergure à Vitry et Châlons, là où on anime régulièrement des ateliers. » Pour ce faire, le Collectif Slam Tribu a reçu le soutien financier de la Drac, de la Ville de Reims et les contributions du ministère de la Culture, de la médiathèque Jean-Falala et de la Cartonnerie. Preuve que le slam a désormais bien sa place dans le paysage artistique rémois…
Marion Dardard

 

23 fev 2009 - L'UNION - Châlons-en-Champagne 

Première nuit slam à la bibliothèque Pompidou
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Des ateliers slam pour les petits mais aussi les adultes.

C'est la deuxième année consécutive que l'association rémoise Slam tribu intervient avec l'aide de la Drac (direction régionale des affaires culturelles) pour animer des ateliers de slam auprès d'un large public. Mais cette année, une petite particularité.
Toute une classe de CM2 de l'école élémentaire Prilly Sainte-Thérèse s'est invitée à ces ateliers aux côtés de quelques adultes et cela à la grande joie des artistes-animateurs, Damien Guillemin alias M'sieur Dam et Mathieu Ladevèze alias Barcella. Guidés par 10 mots de la langue française (retenus par la Drac) : clair de terre, perenne, genôme, vision, transformer, clic, compatible...., les participants ont donc manipulé, chahuté tous ces termes pendant plusieurs heures afin de pouvoir au final créer quelques rimes. Jouer avec la langue française, c'est avant tout l'objectif de ces ateliers qui ont connu un réel succès.
« Le vrai slam, c'est sans musique. On met l'accent sur l'oralité » souligne M'sieur Dam. D'ailleurs, Châlons innovera cette année en organisant pour la première fois la nuit du slam qui se déroulera le samedi 12 mars dans les locaux même de la bibliothèque Georges-Pompidou.
A l'occasion de cette soirée, les artistes de Slam tribu dont Barcella, figure nationale du slam, seront bien évidemment présents auprès de leurs apprentis qui se mettront en scène pour déclamer leur texte face à un jury d'amateurs.
Et toutes les personnes qui souhaiteraient slamer lors de cette nuit seront également les bienvenues.



Vendredi 13 mars
2009
A partir de 8h30
Slam Tribu invité du
9éme Salon du livre et des cultures

LuxExpo Luxembourg


A la rencontre des écoles

lycee

Ateliers d’écriture, de lecture, de slam en différentes langues (sur inscription des classes).
Dans les ateliers d’écriture, les élèves, avec l’aide d’écrivains, écriront des textes courts, nouvelles, extraits de journal intime,… sur des thèmes chers au festival (droit du sol, relation interculturelle) ou sur leur vécu personnel du mélange des cultures au Luxembourg.
Lire est un plaisir pour certains, un labeur pour d’autres : comment apprécier un texte, comment donner vie aux émotions présentes dans celui-ci, comment choisir la bonne intonation : autant de questions qui trouveront réponses dans les ateliers de lecture, encadrés par des comédiens. Les textes proposés, extraits de romans pour adolescents, tourneront autour des thèmes de la citoyenneté, du métissage culturel,…
Le slam – ou poésie urbaine – est un art d'expression populaire oral, déclamatoire, qui se
pratique sous forme de rencontres et de joutes oratoires dans des lieux publics, et qui connaît un succès toujours croissant. Les élèves auront la possibilité de s’exercer à ce nouvel art avec les professionnels français de Slam Tribu, qui seront accompagnés par le champion du monde de slam, l’américain Danny Sherrard.
Découvrez toutes les possibilités de communication avec vos proches

 

17 fev 2009 // UNION
Cormontreuil

Un public enthousiasmé par le Slam


slam
« Laurent. Etienne.com » l'un des membres de Slam Tribu.

Qu'est-ce donc que ce slam, dont on parle tant depuis quelques années ? Petit florilège des réponses entendues à la médiathèque : « Je ne connais pas, je viens découvrir ». « C'est de la poésie sur fond musical ». « C'est plutôt en prose, sur des sujets actuels, une forme spontanée de poésie ».
L'approche est globalement exacte, si ce n'est qu'il n'y a pas d'accompagnement musical. Pour Anne Mulpas, auteur en résidence à la médiathèque, « c'est un moyen de transmettre la poésie, de la considérer comme vivante, et non pas poussiéreuse ».
Laurent. Etienne.com, M'sieur Dam, Mirko et Gipsy ont présenté des textes poétiques, rock and roll, engagés ou humoristiques, à un public conquis, qui a découvert qu'on peut être slameur et écrire des phrases ciselées, véritables saynètes, les mots devenant images, théâtre, à cent lieues du cliché parfois mièvre ou vieillot qu'on se fait parfois de la poésie.

 

UNION // SAMEDI 14 FEVRIER // VITRY LE FRANCOIS

Tournoi de slam intercollèges :la grande classe !


slam2Chaude ambiance dans la salle, on tape des pieds et des mains pour encourager les candidats.

Une centaine d'élèves des trois collèges de Vitry ont investi l'Orange Bleue, hier matin, pour se mesurer lors d'un grand tournoi de slam. Un florilège d'émotions, du rire aux larmes…«SUR une page blanche, prends un stylo, noircis ta page […]. Mets ton cœur sur une page. » Quelques lignes écrites par Aminata, courageuse première candidate à s'exposer sur la scène de l'Orange Bleue, hier matin. Et une parfaite entrée en matière pour le tournoi de slam intercollèges rassemblant les élèves du Vieux-Port, des Indes et de Marcel-Alin dans une joute verbale de haute volée ! Dès les premières minutes, l'ambiance est survoltée, réchauffée par Selecta Seb et LaurentEtienne.com, les deux slameurs professionnels qui animent le show. Lorsqu'un candidat s'avance sur les planches où l'attendent un simple micro et un pupitre, les applaudissements et les cris d'encouragement fusent. Puis le silence se fait, total. Le dernier mot résonne, suivi d'un « On applaudit la poétesse ! » Les quatre membres du jury - le directeur de l'Orange Bleue, la responsable jeune public de La Salamandre et deux collégiens - lèvent alors leurs ardoises où ils ont inscrit une note sur 10. Puis le concurrent suivant est tiré au sort… Au fil de la matinée, les collégiens livrent leurs sentiments sous les projecteurs, entre désespoir et naïveté, insouciance et règlements de compte avec une vie qui ne semble pas toujours les gâter. Certains ont choisi l'humour, comme Paul, décontraction assumée le micro en main : « Je suis ici pour parler de Vitry […], cette magnifique ville où des imbéciles brûlent les voitures des civils. » D'autres l'émotion, avec quelques larmes et des silences qui, eux aussi, en disent long, pour évoquer le retour tant attendu d'un grand frère ou le désamour d'une mère… « Dès que je sors de chez moi, je m'aperçois que la vie est en noir… » Le point commun entre tous ces morceaux choisis ? Une profonde vérité à travers des mots tout simples. « J'habite dans une ferme à Orconte […], je voudrais bien me casser ! » « Il y a mon grand frère qui fait sans arrêt des conneries mais je peux rien y faire… »
« Sur scène, tu assumes ! »
Cette sincérité, c'est à Slam Tribu, collectif de référence venu de Reims et qui intervient dans tous les établissements vitryats depuis la rentrée, qu'on la doit. Car ce sont des « pros » qui ont initié les jeunes à cette nouvelle forme de poésie où « tu écris ce que tu veux mais après tu l'assumes sur scène ». Pas de doute, les ados y ont pris goût jusqu'à vaincre toute trace de timidité et s'emparer du micro pour faire partager leurs mots. « Je suis fière de mes 3e ! Ne pouvait d'ailleurs s'empêcher de répéter Mlle Louis, professeur de français au collège Marcel-Alin. Je n'y connaissais rien, j'ai voulu essayer avec cette classe dite difficile et considérée comme la plus faible des 3e. Je voulais leur montrer qu'ils pouvaient réussir, s'épanouir quelque part. Ça les a motivés et ils se sont donnés à fond ! » La meilleure preuve ? Un petit bout de femme de 15 ans, Chaïmâa qui l'a emporté à l'unanimité avec deux très beaux textes sur la disparition d'un proche, réalisant même un « grand chelem », comprendre la note maximale auprès de chaque membre du jury. « Le slam m'a appris à m'exprimer, explique la jeune fille, au sortir de la scène. Je ne suis pas du tout forte en français, mais là, j'ai pu dire ce que j'avais envie de dire. Quand je suis passée, j'avais peur au début mais après j'ai senti mon texte ! »
Des enseignants aux organisateurs culturels, sans oublier les ados, la satisfaction était de mise au terme du concours. Très soudés par groupe mais sans aucun mauvais esprit, les collégiens ont tout de même fini par applaudir leurs enseignants. Un phénomène suffisamment rare pour être relevé et qui faisait dire à la principale du collège du Vieux-Port, Mme Jacomme : « Je crois qu'à travers ce type d'ateliers, on peut faire passer mille fois plus de choses ! »
Aurélie Juillard


slam3 Final en apothéose sur scène pour les dix candidats ayant obtenu les meilleures notes du jury.

Les dix finalistes à nouveau
sur scène ce soir


slam1Chaïmâa, la gagnante du tournoi de slam intercollèges.

Ils sont dix à avoir été sélectionnés, hier matin, dix finalistes du premier tournoi de slam intercollèges organisé dans la cité rose. Leurs noms, dans l'ordre des notes décernées par le jury ? 1. Chaïmâa Yagoubi (collège Marcel-Alin) ; 2. Adona Hernandez (collège du Vieux-Port) ; 3. Paul Cherjri (Marcel-Alin) ; 4. Hélène Vandernickt (collège Les Indes) ; 5. Fahd Oukassem (Marcel-Alin) ; 6. Xidi Pizard (Vieux-Port) ; 7. Laurine Haudidier (Les Indes) ; 8. Valentin Pasano & Flavien Benoît (Vieux-Port) ; 9. Marion Collin (Les Indes) ; 10. Audrey Benoît (Les Indes).
Ovni musical
Ces artistes en herbe devront surmonter leur timidité encore une fois car leur victoire est synonyme d'une nouvelle prestation : la première partie d'artistes confirmés, en l'occurrence les slameurs reconnus de Spoke Orchestra mais aussi la rappeuse Casey, le chanteur du groupe La Rumeur Hamé et le trio rock expérimental Zone Libre, ce soir sur la scène de l'Orange Bleue dès 20 h 30.
Après avoir chauffé la salle, les ados auront donc l'occasion, pour eux, de découvrir un collectif historique de la scène slam française, Spoke Orchestra, ensemble remuant et polymorphe de poétri-combat, formé en 2002. Leur marque de fabrique ? Des textes qui percutent les cerveaux et redonnent du poids et de la valeur aux mots, soulignés par un trio guitare/basse/batterie. Place sera ensuite laissée au collectif qu'ils connaissent désormais personnellement, la Slam Tribu de Reims pour une belle démonstration,avant l'apparition d'un véritable ovni musical, le projet Zone Libre vs Casey et Hamé. En bref, le premier alliage de rock expérimental et de rap en France ou comment Casey, beauté noire et fine gâchette, dont l'album Tragédie d'une trajectoire a assis le talent, et Hamé, deux figures libres et radicales dans l'univers policé du rap français, deviennent la voix d'un trio d'explorateurs sonores…
Et pour tous ceux dont la curiosité commencerait à être piquée par le slam, un Samedi du Kiosque spécial, consacré à l'histoire de ce mouvement né aux États-Unis dans les années 80, est proposé de 14 à 17 heures, toujours à l'Orange Bleue. Un atelier de découverte agrémenté de bandes son et vidéo, entièrement gratuit.

 

16 fevrier 2009 UNION

Les slameurs animent la récré de « Jean-Jau »



Une démonstration de Slam Tribu appréciée des lycéens.

Lycée Jean-Jaurès, mercredi : peu avant la « récré » du matin, trois jeunes gens installent sono et micro devant la loge du gardien. Les lycéens font un cercle, quelques enseignants les rejoignent. « Sélecta Seb » démarre avec « The White Tree », un superbe texte sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Pas un bruit dans la cour : les spectateurs sont scotchés aux paroles du slameur. « Laurent Etienne.com » prend la suite. Il a beaucoup de succès auprès des lycéennes… Quant à « M'sieur Dam », qui va animer un atelier au lycée, sa gouaille et son humour potache font mouche. Les trois membres de Slam Tribu sont satisfaits : « C'est ce qu'on appelle du slam sauvage, qui a la chance de pouvoir intervenir dans des lieux d'expression diversifiés », explique Laurent Etienne.com.
La mélodie des mots
Un art qui demande très peu de moyens : ni instruments, ni accessoires. Un slameur n'a que trois minutes pour s'exprimer. « On aime jouer avec les mots, on s'amuse à faire des styles, mais aussi de la poésie plus traditionnelle ou des haïkus japonais. Les critères scolaires se retrouvent galvaudés : on vient avec ses propres mots, pour s'exprimer, parfois même sans texte, la mélodie des mots suffit ». Cette prestation servait d'amorce à l'atelier d'écriture qui va se dérouler les 12 et 19 mars. « C'est pour montrer aux élèves que la poésie peut avoir différentes formes, les amener à écrire et à s'exprimer. Le but est qu'ils s'extériorisent », précise Marie-Claude Cornu, documentaliste. Et pour que les talents se découvrent, un concours de slam va être organisé dans l'établissement.

 

19/01/2009 Marne Mag 19 – Culture

Le slam, poésie urbaine

En argot américain, « slam » signifie « claquer ». Le mot idéal pour définir cet art urbain où, en effet, les mots claquent et les phrases s’entrechoquent, sous l’inspiration du poète. À Reims, le collectif Slam Tribu fait vivre cette discipline avec ferveur et talent. Rencontre.

Sur scène, un micro. En coulisses, un jeune homme relit ses notes, griffonnées sur le papier. Dans quelques minutes, il sera seul face au public, pour réciter un texte de sa composition. Le verbe est tranchant, l’adjectif incisif, le rythme soutenu. Hommes ou femmes, jeunes ou seniors, ils sont de plus en plus nombreux à emprunter la voie du « slam » pour laisser libre cours à leur inspiration.

Origines américaines

« Le slam est né aux Etats-Unis dans les années 80, explique Sébastien Gavignet, alias Selecta Seb, responsable communication du collectif Slam Tribu. Un précurseur a un jour récité un poème dans un café, et son audace a fait des émules. Le mouvement s’est propagé et, au début des années 90, des tournois ont commencé à voir le jour dans les cafés de Pigalle, à Paris. Plus récemment, « Grand Corps Malade » a créé l’événement en ajoutant de la musique aux textes de slam, et a fait connaître le mouvement au grand public ».

Événements

Le collectif Slam Tribu, créé en 2005, fait vivre cet art urbain dans la Marne en organisant de multiples manifestations : tournois, ateliers pour adultes dans les bibliothèques du département ou dans les écoles pour les plus jeunes, interventions dans les entreprises et, bien sûr, scènes ouvertes. Apprentis et confirmés se retrouvent dans un café le temps d’une soirée, pour réciter leurs créations. « Normalement, rien n’est imposé aux slameurs, précise Selecta Seb, mais il y a tout de même quelques règles : respecter un temps de parole d’environ trois minutes, ne pas être costumé et, être a capella. Certains choisiront de se tourner vers des textes comiques, d’autres plus poétiques ou engagés… Chacun est libre ».

Au-delà de la Marne

En quelques années, le collectif Slam Tribu a acquis une jolie renommée et les membres sont sollicités pour intervenir au-delà des frontières marnaises, en France, mais aussi à l’étranger. Il a par ailleurs été choisi pour coordonner une manifestation de premier plan : la première « Nuit du Slam » à Reims, qui se déroulera le 14 mars prochain, et qui aura également lieu à d’autres dates à Amiens, Lyon et Dijon.

Pour plus d’informations : www.slamtribu.com

 

La 1ère Nuit du Slam rémoise

Au programme de cette manifestation : des têtes d’affiche, des tournois, des créations originales et une scène ouverte, réunissant des collectifs de slameurs sur le thème de dix mots de la langue française : ailleurs, capteur, clair de Terre, clic, compatible, désirer, génome, pérenne, transformer et vision. Un rendez-vous inédit à ne pas manquer.

 

 

12/2008
Aux origines du slam et de la tribu, L'UNION


C'est dans les années 80, à Chicago, que le slam est sorti pour la première fois de la bouche de Mark Smith, un ouvrier du bâtiment doublé d'un poète.
Un poète forcément un peu hors du commun, qui aurait peiné à se sentir à l'aise dans les cercles littéraires mondains. Mais un poète qui avait tout de même bien des choses à dire !
Alors, il s'est adressé au propriétaire du bar où il avait ses habitudes : un dollar contre un moment pour s'exprimer en public. Le petit jeu a fait boule de neige… En France, il a débarqué vers la fin des années 90.
Le slam s'est ensuite précisé, régulé, jusqu'à devenir une discipline de poésie reconnue. On peut la découvrir lors de scènes ouvertes (sans notes) ou de tournois (notés).
La forme classique d'une scène slam, c'est une scène notée, un « tournoi » : un jury choisi au hasard dans la salle note les slameurs, l'idée étant de mettre de l'ambiance.
Dans la région Champagne-Ardenne, c'est autour de la « Slam Tribu » que la scène slam s'est logiquement installée. Ce collectif n'est pas qu'une simple bande de copains qui se seraient convertis au slam ; il rassemble au contraire des slameurs ayant chacun leur style.
La tribu a lancé ses premiers ateliers il y a 3 ans, avant de devenir professionnelle l'an dernier face à une demande exponentielle.
En parallèle, chacun des artistes poursuit son petit bonhomme de chemin, s'illustrant dans des concours aussi bien français qu'européen.
Selecta Seb a ainsi remporté un concours à Turin, Barcella a été sacré champion de France 2007…
Une belle réussite champardennaise !

 

07/12/2008
La vague slam déferle sur la cité rose
, UNION VITRY LE FRANCOIS


« Tu écris ce que tu veux, mais après tu l'assumes sur scène.»

Cette année, collégiens, lycéens mais aussi tous les amoureux de la langue française, profitent d'ateliers slam avec deux professionnels de la « Slam Tribu ». Une nouveauté qui séduit.
«LE slam, c'est 3 minutes de liberté d'expression. Tu veux danser, tu danses ; tu veux chanter, tu chantes ; tu veux faire des rimes, tu fais des rimes… » C'est avec toute cette liberté au bout d'un stylo et d'une feuille blanche que Selecta Seb et Laurent Étienne.com - leurs noms de scène - ont investi la cité rose, depuis maintenant quelques mois.
Ces deux professionnels, issus de la fameuse Slam Tribu (lire par ailleurs), sont partout puisque leurs ateliers s'adressent aussi bien aux scolaires qu'au grand public !
Les plus chanceux cette année sont les collégiens : non seulement les élèves des Indes, de Marcel-Alin et du Vieux-Port bénéficient d'une dizaine d'heures de pratique, mais ces groupes se préparent en plus à participer à leur premier tournoi, le vendredi 13 février sur la scène de l'Orange Bleue.
Parmi eux, les 6 poètes les plus inspirés assureront la première partie de Spoke Orkestra et Zone Libre vs Casey & Hamé.
Au lycée François-1er, nos deux artistes initient des bac pro « Restauration » et « Mécanique », à la demande de l'une des documentalistes. Enfin, la médiathèque accueille les amateurs de tous âges et horizons pour des sessions collectives de découverte en soirée. Le point commun de tous ces rendez-vous ? À chaque rencontre, la magie opère.
« Notre seul objectif, c'est que les participants écrivent et disent leurs textes, confient les intervenants. Après, ce n'est pas une question de qualité littéraire, on est dans l'émotion, dans l'artistique… »
C'est bien là que réside tout le charme du slam : cette poésie moderne est accessible à tous. Exit la peur des fautes d'orthographe ou l'angoisse de la feuille blanche, car pour aider à trouver l'inspiration, les représentants de Slam Tribu ont tous les outils.
« Nos ateliers sont très préparés, explique Laurent. On a une technique pédagogique et des objectifs, même si on n'est pas des profs. Une « art thérapeute » suit nos travaux et nous conseille, on fait tout pour ne jamais brider les gens. Dire son texte devant les autres, c'est déjà un effort de dingue ! »
Tout commence autour d'un thème - le rêve, la lettre -. Les slameurs proposent au groupe de lire à haute voix quelques textes soigneusement choisis. « Tu connais Verlaine ? », demande Laurent après que 2 collégiens goûtent à ses vers. « C'était un poète du XIXe siècle. » « Ah bon ? ! C'était déjà un slameur ! » Le tour est joué…
On passe ensuite aux choses sérieuses : chacun sa feuille et on écrit. D'abord de simples bouts de mots - le principe du dorica castra : on reprend la fin du mot précédent pour débuter la phrase suivante -, puis de véritables textes. « C'est parfois difficile de ne pas avoir de consigne ! rigole Laurent. La règle, c'est que tu écris ce que tu veux, mais après tu l'assumes sur scène ! »
Leïla Bernard, coordinatrice du Plan local d'éducation artistique, à l'origine des ateliers avec les collégiens, s'enthousiasme devant les progrès accomplis : « Ce que j'ai vu, ce sont des élèves qui ouvrent un dictionnaire naturellement et qui, même s'ils ont des difficultés scolaires, écrivent des pages entières… »
Comment expliquer une telle adhésion ? C'est Sébastien qui conclut : « On suscite des choses belles et inespérées : faire écrire des jeunes qui n'écrivent pas, leur faire aimer la langue française, leur faire aborder les choses différemment… Le slam, c'est nouveau et unique. Ça marche ! »
Pour ceux qui n'y auraient pas encore goûté, le prochain rendez-vous grand public est prévu jeudi à la médiathèque François-Mitterrand, de 19 à 21 heures.

Aurélie Juillard

Renseignements sur l'atelier slam grand public au 03.26.72.13.95.

 

30 octobre 2008
Les ateliers Slam à Epernay, LHEBDO DU VENDREDI

Epernay  Chalons 
En savoir plusSlam : Le beau verbe sur scène !
inmage La Médiathèque d’Epernay accueille le mardi 4 novembre à partir de 18h30 un atelier de Slam organisé par un collectif rémois. L’occasion pour chacun de prendre la plume et la parole selon ses envies.

Tiré d’un phénomène américain qui déclarait dans les années 80 « un poème déclaré = un verre offert », le concept du Slam s’importe de plus en plus dans le paysage marnais. Fort de son expérience à Reims où les scènes ouvertes sont bondées de monde, le collectif « Slam Tribu » s’est inscrit la saison dernière dans le programme de la Médiathèque d’Epernay, une expérience que la directrice de la structure culturelle a décidé de renouveler. Damien Guillemin qui répond dans le monde des slameurs au sobriquet de « M’sieur Dam » explique que le concept reste simple : « Le message se résume en une phrase : tendez votre oreille et ouvrez votre bouche. Tout le monde a quelque part dans un coin des poèmes qu’il a griffonné sur un petit calepin. Le Slam est l’opportunité de pouvoir déclarer ses textes devant un public, en toute convivialité. Cela va, selon les envies, de la narration d’une déception sentimentale à des plaidoyers politiques en passant par des sketches comiques. À chacun son imagination  ». Avant de lancer les Sparnaciens dans le grand bain des scènes ouvertes et des concours, l’atelier à la médiathèque est une sorte de première approche. Les slameurs en herbe qui viendront s’essayer aux vers voire à la prose bénéficieront de l’accompagnement de référents au verbe affûté. Damien Guillemin rappelle que la liberté reste le mot d’ordre : « Dans cet atelier, nous consacrons une première heure à la rédaction et une seconde à la représentation. Le but est de réunir les gens dans une salle d’étude pour prendre la plume dans un temps donné. Nous proposons un sujet commun, mais si chacun veut s’essayer à un thème qui lui est cher, toutes les idées sont les bienvenues. » Courant artistique en plein envol, le Slam a la particularité de s’adresser à tout type de public. Lors des derniers ateliers, les adolescents et les cinquantenaires écoutaient successivement les compositions de leur crû. Pour ceux que le concept aurait ravi, une scène ouverte se tiendra le 29 novembre à partir de 20h au café « Le Central », place de la République. À vous de franchir le pas et de faire profiter chacun de la richesse de vos carnets de notes.

Emmanuel Lagain

 

26 octobre 2008
Slam poésie 4 est sur les rails, L'UNION

didier
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Didier dans une démonstration très tonique de slam.

Les ateliers slam poésie reprennent à la bibliothèque Carnegie, avec des intervenants de « Slam Tribu » deux jeudis par mois jusqu'en mai 2009. Prochaines dates : ce 23 octobre et les 13 novembre, 27 novembre et 11 décembre de 18 h 30 à 20 h 30.
Il s'agit de la session 4 lancée à la médiathèque Jean-Falala jeudi 9 octobre avec une projection de deux films de Sébastien Gavignet réalisés par les cinéastes de l'école Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle suivie de la prestation de slameurs talentueux.
L'auditorium était rempli d'un public apparemment déjà conquis mais c'était aussi une découverte pour les non ou mal avertis…
Cette pratique artistique monte véritablement en puissance, surtout à Reims avec Slam Tribu, collectif classé vice-champion et champion de France en individuel en 2007 puis 3e mondial en 2008.
Participatif et interactif
Ont ainsi été mis en lumière les moments les plus significatifs de la session précédente, en particulier avec les enfants de CM1 de l'école Pommery. Un recueil de Slam poésie 3 a été édité par la bibliothèque municipale de Reims.
On y trouve le mode d'emploi des rencontres slam, ouvertes à tous sans exception, à tout style, tout sujet de poésie, sans accessoire, sans costume spécial. L'important réside dans la relation avec le public durant 3 minutes : « De 10 à 80 ans, le slam est dans son temps, participatif et interactif ».
Est également annoncé un tournoi de slam au café le Sans souci, 1 rue de Contrai à union

Reims, le mardi 11 novembre à 20 h 30. Inscriptions à l'entrée.

 

7 octobre 2008
Médiathèque : le forcing des animations, L'UNION

L'équipe de Slam Tribu fera des démonstrations le 14 octobre
Ateliers, lectures, conférences : la médiathèque renforce ses animations. Une visite nocturne de la bibliothèque est notamment programmée vendredi.

LA MÉDIATHÈQUE ne se contente pas d'être un espace de lecture et de prêt. « Elle est devenue, au fil des ans, un lieu qui rayonne et dont les animations envahissent toute la ville » explique Claude Maréchal, adjoint à la culture. Son bilan 2007-2008 est flatteur avec 133 animations et plus de 2.600 participants à ces activités dans l'année, abonnés ou non à la médiathèque. Les objectifs fixés pour 2008-2009 devraient permettre de faire encore mieux grâce à une foule d'initiatives ouvertes sur la culture et les nouvelles technologies de diffusion. « Nous diversifions les supports pour toucher tous les publics, des enfants aux seniors. Avec le souci de multiplier les passerelles » commente Eleonor Debar, directrice de la médiathèque.
L'année 2007-2008 avait ouvert la voie de cette politique de diversification qui enrichit l'activité traditionnelle de la médiathèque avec ses 5200 abonnés. Les 28 lectures publiques, les 36 ateliers (lecture, écriture, slam, BD…) les 9 classes philo et les 5 conférences musicales avaient notamment donné le tempo.
Les efforts vont se poursuivre. D'abord avec les classes philo qui attirent en moyenne près de 240 personnes chaque année sous l'égide de l'association Philein. Cette année le thème de la passion, sous tous ses angles, sera abordé un jeudi par mois à 18 h 30 jusqu'au 14 mai 2009. « On observe une fidélisation croissante de ce public » se réjouit Eleonor Debar.
Une nuit du livre
L'opération « Lire en fête » est relayée chaque année par la médiathèque. On se souvient en 2005 d'une lecture à la gare d'Epernay et en 2007 de la rencontre avec l'auteur Anne Jonas sur la quête du Graal. Cette année la médiathèque innovera avec un nouvel événement du ministère de la Culture, « La nuit du livre », au cours de laquelle aura lieu une visite nocturne de la bibliothèque par la compagnie Le Teatralala, vendredi 10 octobre.
D'autres nouveautés compléteront le programme. L'espace multimédia proposera des ateliers de création de sites web pour développer des projets artistiques ou associatifs ; et une journée découverte des logiciels libres appliqués à l'Education nationale est organisée le mercredi 26 novembre

Publicité avec Guillaume Ludwig (association Lolica). « Les logiciels libres ne coûtent rien et offrent beaucoup de liberté » souligne Eleonor Debar.
Avec une collection de plus de 18.000 CD, la médiathèque propose un large choix musical. Cette diversité permettra d'organiser des rencontres mettant en valeur différents genres musicaux et des échanges avec des artistes comme Eddy Louis le vendredi 17 octobre et Bertrand Bertsch le samedi 15 novembre.
Un spectacle pour les enfants, « Minute cocotte », conduira à une exploration de la cuisine par les oreilles alors que le Sparnacien Etienne Charbonneaux proposera le 19 décembre une conférence musicale sur la valse.
Les lectures théâtralisées de récits fantastiques attirent désormais un public d'adultes et d'adolescents. Catherine Legoff et Nathalie Azam (de la compagnie « Questions d'Epoque ») continueront à faire découvrir le nec plus ultra du genre sur un mode théâtral.
Jean Batilliet

Encore plus de slam

Le slam de poésie est en vogue à Epernay. « Ce succès est lié à la qualité des relais locaux » lance Selecta Seb, membre du collectif « Slam Tribu » qui a animé, l'an passé, deux ateliers à la médiathèque. Grâce à ce groupe, le slam poésie a trouvé rapidement son public dans la cité. « Pas seulement à la médiathèque mais aussi dans les établissements scolaires où le slam apporte un nouveau souffle à l'apprentissage du français » souligne Laurent. La médiathèque va pérenniser l'atelier d'écriture slam et les scènes de slam de poésie qui constituent une approche particulière de la langue française, permettant de travailler sur l'écriture, mais aussi sur l'oral et l'expression.
L'année dernière, deux ateliers ont été menés par Slam Tribu : un pour adultes à la médiathèque et un pour enfants à la bibliothèque des jeunes de Bernon. En outre, une scène a pu être tenue tous les mois au café « Le Central » en présence de 40 à 60 personnes.
Un succès qui permettra de prolonger l'action en 2008-2009. Avec, en plus, un partenariat avec le Salmanazar qui accueillera deux fois l'équipe de Slam Tribu dans le foyer du théâtre. Première date : mardi 14 octobre à 18 h 30, à l'occasion de la soirée d'ouverture de la saison avec démonstration et projection.

Sources : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/188552/Mediatheque___le_forcing_des_animations

 

30 septembre 2008
Le slam en France...LE DOSSIER ARTE

Au delà des mots... Mouvement artistique né aux Etats Unis, le Slam est arrivé à Berlin en 1993. Le club Ex & Pop offre alors aux poètes Bas Böttcher et Xochill un espace pour déclamer leurs textes. En France ce n’est qu’à partir de 1998 en particulier sous l'impulsion du poète performeur Pilote le Hot que les scènes s’ouvrent un peu partout dans les bars du 18ème et du 20ème arrondissement de Paris avant de s’étendre ensuite à la France entière.

Le Slam de Poésie est régi par des règles strictes rappelées entre autre par la fédération française de Slam. Pilote le Hot, fondateur de Slam Production développe : « Le Slam de poésie est un sport de poésie. De la même manière que le Ping-Pong, les règles de Slam sont les mêmes en France, en Allemagne, en Belgique ou au Japon ! Le mot Slam signifie tournoi, c’est une compétition de poésie, il n’y a pas de musique, pas de costume, cela dure 3 minutes par poème et c’est le public qui choisit le vainqueur. »

Cela n’empêche pas de nombreuses formes artistiques de se définir comme du Slam. Conséquences : rencontres de musiciens ou scènes ouvertes, une multitude de formes alternatives a vu le jour en France. Ce que résume Sébastien Gavignet, fondateur du collectif Slam Tribu « Le Slam est le miroir du lieu où il est pratiqué ». Dans la capitale, il s’agit plutôt de poésie urbaine ou spoken word. Véritable exutoire, on parle ici majoritairement des problèmes liés au quotidien des banlieues. Il est alors identifié comme un mouvement social contestataire permettant aux jeunes se sentant délaissés d’exprimer leur mal-être. En région, les thèmes abordés sont très souvent universels avec en premier lieu l’amour et les scènes sont plus ouvertes. Il existe un plus fort détachement en région ; de l’étudiant au retraité, le public provincial est plus large.

Mission citoyenne

Il n’en reste pas moins que le Slam est défini comme « une mission citoyenne », le retour selon Sébastien Gavignet, fondateur du collectif Slam Tribu « de quelque chose qui n’existait plus, un retour à la communication, en bref un moment de partage.»

Les principaux liens en un coup d’œil
Et c’est bien cette mixité du public qui donne au Slam toute sa dimension. Ce qu’explique Pilote le Hot : « Si lors d’un Slam il n’y a que des poètes classiques, des rappeurs ou des riches, c’est un échec. Le but c’est qu’il y ait des poètes de tous les genres et donc un public de tous les genre, un public hétérogène. Obstinément. Et c’est ça qui est magique, cela tient de la formule même de la poésie. Elle est pratiquée autant par des jeunes que des vieux, des poètes urbains que des poètes classiques, des gens issus du clergé ou de la bourgeoisie ; tout le monde pratique la poésie. Ce n’est pas quelque chose de démagogique » et de conclure : « Dans un bon Slam il y a aussi des mauvais poètes ; s’il n’y a que des bons poèmes ce n’est pas un bon slam, c’est un récital, un jeu truqué. »

Anne-Laure Favereaux

http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/Le-slam/1777940,CmC=1932664.html

 

13 septembre 2008
Ces mots qui font les livres par Catherine Chaillet, L’Est Républicain

2400 collégiens, hôtes privilégiés de la première journée, invités surtout à découvrir les mots et leurs auteurs. Jeux, rencontres et slam aident à s'apprivoiser mutuellement. 

Du slam aux livres, il s'agit d'apprivoiser les mots, alors en posant l'un à côté de l'autre naissent parfois des moments de grâce. 

Le Salon du livre en terrain de jeux pour collégiens et professeurs, à slalomer à travers les flaques et les stands, les livres et leurs auteurs. Les façons de dire, Solenn et Florence, du collège de Saint-Vit, fiche en main, s'entretiennent avec Jay Alis, elles ne connaissent pas son livre et sa série Peter Poth, mais aime le fantastique, "tout peut se passer, les animaux peuvent parler, c'est pas la vie normale". Scrupuleusement, elles notent les réponses, ne s'autorisent pas la spontanéité, mais aimeraient revenir acheter le livre....Plus loin les élèves du Sacré-Cœur de Vercel choisissent la spontanéité : initiation au slam.
Sous la tente, Selecta Seb et Laurent Etienne.com manient les mots comme les balles, ils jonglent pour rire et dire. Pas de musique, pas de danse ici, juste la voix. Elle s'emballe, appuie caresse, sourit, se tait, repart. La voix sur les mots, pour comprendre la respiration d'une phrase, son rythme, ses silences, son sens. Aujourd'hui, Slam Tribu propose deux ateliers d'écriture (10h à 12h et 14 à 16h au café littéraire) puis une démonstration à 4 voix.
"Les gens ont peur de l'écriture, les adultes parce qu'ils n'utilisent que l'écriture administrative, les enfants parce qu'elle est liée à l'école. Nous leur proposons de jouer. Écrire c'est manquer de mots, ouvrir un dictionnaire pour une rime, un synonyme. Le slam est pour nous un art oratoire, il respecte des règles. Les enfants ne s'en rendent pas compte, mais nous les emmenons, en partant d'une chanson, puis d'un texte, vers la poésie classique, celle qu'aimait déclamer Rimbaud dans les cafés, par exemple". Certains profs doutent encore. Slam Tribu au marché de la poésie à Paris fut applaudi pour ouvrir un chemin de traverse vers la poésie, et décrié par d'autres.
Mais les enfants, à l'écoute des mots dits, des mots jetés, des mots rattrapés au vol, des mots enfilés en  perles s'amusent de tant de possibilités. Oublient les mots figés des exercices, retiennent ceux qui s'expriment. Ils aiment aussi la lumière de la scène posée dessus. Et Le partage   d'une idée, d'un coup de gueule, d'un bon mot. Ce n'est pas tout à fait des livres tout ça, mais les mots publics incitent les élèves à voir plus loin, sous le chapiteau des livres. Là, des mots naissent des personnages, s'écrivent des histoires. Pas de scène et de lumière, mais des étincelles, des veilleuses, des étoiles parfois dans les pages lues dans le silence de livres.
Catherine Chaillet, L’Est Républicain, samedi 13 septembre 2008


19 juin 2008
Rencontre avec le champion du monde du slam : Danny Sherrard par Sortir à Reims.com

slam
Vous avez cru reconnaitre James Blunt? Les apparences sont trompeuses puisqu'il s'agit bien de Danny Sherrard, qui œuvre dans un tout autre registre. A 22 ans, ce jeune américain tout droit débarqué de Seattle vient d'être sacré N°1 mondial de slam. A Reims pour quelques jours, cet amoureux des mots a montré ce dont il était capable au Centre des Congrès : des rimes chantantes qui frôlent la perfection et un amour des mots insaisissable. Rencontre avec l'artiste.

Comment as-tu vécu le championnat du monde de Bobigny?
C'était magnifique. J'ai eu le privilège d'entendre des slameurs du monde entier. Certains ne parlaient pas anglais, comme les Polonais ou encore les Malgaches. Pourtant, même si je ne lisais pas les traductions, je restais bluffé et ému par certains textes. Comme si la poésie dépassait la barrière de la langue...

C'était ta première compétition de slam?
Aux Etats Unis, le slam est beaucoup plus récent qu'en Europe. J'ai donc participé à de nombreux battles, puis au championnat national des USA en 2007. L'avoir remporté m'a permis de concourir à Bobigny, et de slamer pour la première fois en France.

As-tu des thèmes de prédilection pour tes textes?
Non, pas du tout. Volontairement, je n'écris jamais les mêmes rimes pour ne pas être définitif. Ainsi, comme l'adversaire ne sait pas à quoi s'attendre, il est plus facile de défier l'ennemi.

Le slam est donc pour toi une compétition?
Le slam est surtout de la poésie et un moyen d'expression où l'on peut se lâcher complètement. Mais il est vrai que la compétition est très bénéfique pour tous ceux qui la pratiquent. Elle les imprègne d'une pression qui les pousse à se dépasser, accentuant et accélérant leur talent. Elle est donc nécessaire pour faire des progrès rapidement.

En France, le slam est très popularisé et les poètes urbains proviennent souvent des groupes hip hop. C'est le cas aux États-Unis?
Non, pas vraiment et je ne crois pas qu'il faut obligatoirement appartenir à un milieu social ou à une famille musicale pour slamer. Seule l'imagination compte. Heureusement d'ailleurs, car je suis dénué de tout talent musical.
Sources : http://sortirareims.com

 

19 juin 2008
Le slam américain en visite à Reims // Dans l'Hebdo du Vendredi

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Fraîchement auréolé du titre de champion du monde de slam, obtenu en mai dernier à Bobigny, l’américain Danny Sherrard était de passage à Reims le week-end dernier. Répondant à l’invitation du collectif rémois Slam Tribu, cet ancien serveur de café, originaire de Seattle, n’est pas un novice dans le domaine : « J’ai commencé le slam à dix-sept ans. Pour moi, tout vient de l’imagination. J’essaie de ne jamais écrire sur les mêmes thèmes ; dans mes textes c’est avant tout l’ennui que je défie  ». Aujourd’hui âgé de vingt-deux ans, Danny Sherrard a remporté l’an passé le tournoi national de slam des Etats-Unis, victoire lui permettant de participer aux derniers championnats mondiaux de Bobigny. Face à un jury français, un système inédit a été mis en œuvre afin que chaque candidat puisse se faire comprendre. Américains, Suédois, Malgaches ou Polonais ont ainsi pu décliner leurs proses sur scène tandis qu’une traduction en Français était proposée en simultané sur écran géant. Grand vainqueur de l’édition 2008, le jeune Américain (à droite sur la photo) a conclu son séjour en France par une soirée slam avec Slam Tribu.

 

16 juin 2008
Dans le journal L'Union du lundi 16 juin 2008 : Danny Sherrard : le champion du monde de slam à Reims

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Danny Sherrad, le champion du monde américain de slam était de passage à Reims, ce week-end, à l'invitation du collectif rémois la Slam Tribu. Au palais des congrès, à l'occasion du congrès des bibliothécaires, il s'est livré avec ses amis rémois à une démonstration de « spoken words », traduisez « mots parlés ».
Âgé de 22 ans, il est venu au slam il y a quelques années, car il avait « des choses à dire mais aucun talent musical pour l'exprimer en chanson ». Le slam était fait pour lui. Tandis qu'il multiplie les petits boulots, il participe à des compétitions de slam jusqu'à devenir champion des États-Unis, puis du monde, à Bobigny, il y a deux semaines.
Le slam, c'est « juste » un moyen de s'exprimer alors pourquoi en faire une compétition ? Lui-même trouve ça « stupide et nécessaire à la fois, car ça a le mérite de pousser tout le monde à progresser ». En France, la discipline s'est popularisée en partie grâce à des artistes issus du hip-hop comme Grand Corps Malade et Abd Al Malik. Danny, lui, ne se sent appartenir à aucune famille musicale.
Et comment apprécier un slam dans une autre langue ? « Au championnat du monde, les textes étaient traduits mais parfois, la traduction était inutile, le pouvoir de la poésie, l'émotion qu'elle transmet, dépasse la barrière de la langue ». Sa prestation nous en a convaincus.
Laurent-Etienne.com, Selecta'Seb et M'sieur Dame, alias la Slam Tribu, ont fait le reste en déclamant des slams, en français, tantôt comiques, tantôt tragiques  mais toujours captivants et poétiques.
Sources : http://lunion.presse.fr

 

6 juin 2008
Slam Tribu dans la revue de l'association des Bibliothécaires de France

La revue de l'association des Bibliothécaires de France nous a consacré un article de 3 pages afin de faire valoir et découvrir le slam.

Cliquez sur les liens pour voir les 3 pages d'article.

Page 1
Page 2
Page 3

"Les fichiers peuvent être un peu long a charger ( 2 Mo ) mais nécessaire dans un soucis de lisibilité."

 

4 juin 2008
Résultat du Grand Slam National 2008 à Bobigny ( FFDSP )

- Vainqueur du Slam de Haiku 2008 : Naturel ( Tours - Slam 37 )
- Vainqueur du Slam individuel 2008 : Naturel ( Tours - Slam 37 ) Champion de France de slam 2008
- Vainqueur du Slam collectif 2008 : Le collectif Culture rapide ( Paris )
- Vainqueur du Slam international 2008 : Danny ( USA )

Résultat de Slam Tribu

- M'sieur Dam : 10ème au championnat de France de Slam individuel 2008
- Barcella : 3ème au championnat du Monde de Slam 2008
- Equipe de Reims : 8ème de finale
- Equipe d'Epernay : 8ème de finale

29 mai. 2008
Petit récapitulatif de Slam Tribu

- Collectif vice champion de France de Slam 2007
- Champion de France 2007 individuel
- 1ere partie de Cali, Miossec, MC Solaar, Herman Dune, Nosfell, Interzone, Kwal...
- Plus de 100 scènes et ateliers : Trèves (Allemagne), Paris, Reims, Amiens, Dijon, Troyes, St Etienne, Epernay, Nancy ...

13 mai. 2008
Reportage sur Campus Live

Slam Tribu a été filmés lors de la dernière soirée Slam du Lion de Belfort par la web TV de Campus live ( télévision étudiante de Champagne Ardennes )!!!
Et comme on ne fait jamais les choses à moitié dans Slam Tribu voici la video!!!!!
Un grand Merci à Phillipe Manguin et Florent Aubry pour leur gentillesse et leur professionalisme!!!!
Vous pouvez aller visiter le site de Campus Live sur http://www.campus-live.com


18 avr.. 2008
Dans l'hebdo du vendredi

Le dossier de la semaine sur le site Ma Region Tv est consacré ..... AU SLAM!! et la scène des qualifications de Reims.
Je vous laisse découvrir, l'article et la vidéo !!!


Une vingtaine de slameurs se sont affrontés jeudi dernier à la Médiathèque Jean Falala de Reims pour tenter de se qualifier pour le championnat de France de Slam qui aura lieu le 27 mai à Bobigny. Le public, tout âge confondu, avait répondu présent pour découvrir ces quelques vers lancés au micro, sans musique ni accessoire.

« Pour la petite histoire, le Slam vient de l’idée d’un américain, Mark Smith. Alors ouvrier en bâtiment, il se rend dans les années 80 dans un bar et pose un dollar sur le comptoir pour déclamer son texte à qui veut bien l’entendre. ......
Lire la suite de l'article

 

23 janv. 2008
Dans l'Union aujourd'hui

Une initiative qui a bien plu aux élèves de 4e.

Après le premier volet du projet slam, le collège Thibaud de Champagne de Fismes a accueilli quatre slameurs de l'association Slam Tribu pour une scène.
Le slam donne la parole à celui qui la veut le temps d'un poème quel que soit le style.
Cette sorte de poésie « urbaine » est résolument porteuse d'une mission citoyenne. Selecta Seb, Imora, Laurent Etienne et M'sieur Dam sont en effet venus partager leur art avec les élèves de 4e, un moyen de les sensibiliser et de les préparer aux prochains ateliers d'écriture. Cette phase de création, qui se déroulera au collège, s'inscrit dans le cadre du Comité éducation santé citoyenneté (CESC) et répond à ses objectifs de prévention de l'alcoolisme et de sécurité routière.
Toujours est-il que cette première intervention de Slam Tribu a captivé l'auditoire, tantôt ému, tantôt amusé, jusqu'à devenir complice des slameurs.
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18 janv. 2008
Dans L'hebdo du vendredi

À l’occasion des Journées Nationales pour la Prévention du Suicide, SOS Amitié Reims et le collectif Slam Tribu se mobilisent autour d’un thème : le lien entre les addictions et le suicide
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